•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La mairesse de Chandler coupable de 20 manquements

La mairesse de Chandler, Louisette Langlois.

La mairesse de Chandler, Louisette Langlois, lors de son passage devant la Commission municipale du Québec dans la semaine du 6 juillet dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

La Commission municipale du Québec a statué que la mairesse de Chandler, Louisette Langlois, a commis 20 des 21 manquements invoqués contre elle.

La mairesse a contrevenu au Règlement [...] décrétant l’adoption d’un code d’éthique et de déontologie à l’intention des élus de la Ville de Chandler.

La juge Sandra Bilodeau conclut que la mairesse s’est placée en conflit d’intérêts et qu’elle a divulgué abusivement des informations confidentielles à plusieurs reprises.

La mairesse a commis ces manquements après que deux cadres eurent porté plainte contre la Ville à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) pour harcèlement psychologique. Ces plaintes visaient directement Mme Langlois.

Louisette Langlois assise dans une salle de conférence.

La mairesse Louisette Langlois lors de son audience devant la Commission municipale du Québec

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

La Commission considère notamment que la mairesse n’a pas déclaré son intérêt personnel lorsque les élus ont délibéré et voté pour l’adoption de résolutions concernant ces plaintes. La juge souligne que Mme Langlois est même intervenue dans les discussions menant à leur adoption et a voté contre.

Divulgation d'informations confidentielles

Par ailleurs, il est reproché aussi à la mairesse d’avoir divulgué des informations confidentielles lors de communications avec des citoyens.

Mme Langlois a entre autres révélé le nom des plaignants ainsi que leur titre.

La mairesse a aussi remis des comptes d’honoraires d’avocats qui contenaient des renseignements protégés par le secret professionnel. Elle a également divulgué un élément des ententes intervenues avec la Ville.

Mme Langlois a par ailleurs incité un citoyen à formuler une demande d’accès à l’information pour obtenir les factures d’avocats et lui a donné des détails pour faciliter sa demande. Lors d'échanges sur la plateforme Messenger, la mairesse a utilisé des mots comme honte et demande-les toutes, précise la juge.

En ce qui concerne les informations confidentielles communiquées par la mairesse, la juge rend ce verdict : vous êtes la responsable de l'accès à la Ville. Ce rôle implique une objectivité afin d’examiner des demandes d’accès selon les dispositions applicables; objectivité que vous n’aviez pas en voulant, en tant qu’élue, que ces factures d’avocats se retrouvent entre les mains d'un citoyen qui vous appuyait dans votre conflit politique.

La juge entendra les arguments des deux parties sur les manquements retenus contre Mme Langlois le jeudi 17 septembre à Québec. Les sanctions imposées seront connues à la suite de cette audience.

Ce n'est pas la première fois que Louisette Langlois se présente devant le tribunal administratif. Elle a déjà été suspendue à deux reprises en 2016 pour des manquements déontologiques survenus en 2012 et en 2014.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !