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Toujours pas assez d’enseignants pour la rentrée en Ontario

Des élèves travaillent sur des ordinateurs portables.

Plusieurs conseils scolaires affichent toujours des postes vacants à quelques jours de la rentrée.

Photo : CBC/Markus Schwabe

Jean-Loup Doudard

Alors que la rentrée est déjà en cours dans certaines régions, des conseils scolaires francophones peinent toujours à trouver assez d'enseignants pour leurs classes.

Plusieurs douzaines de postes d’enseignant et de suppléant doivent toujours être pourvus dans des conseils scolaires francophones de l’Ontario.

Ce n’est pourtant pas faute d’essayer, souligne Yves Lévesque, directeur général de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC).

Ça demeure un défi sur lequel le département des ressources humaines travaille à longueur d'année. On est en mode recrutement 365 jours par année.

Yves Lévesque, directeur général de l'AFOCSC
Yves Lévesque, directeur général de l’AFOCSC, en entrevue avec Radio-Canada par vidéoconférence.

Yves Lévesque, directeur général de l’AFOCSC, en entrevue avec Radio-Canada

Photo : Radio-Canada

Le bassin d’enseignants francophones qualifiés demeure cependant restreint en Ontario, et ailleurs au Canada anglais. Même le Québec manque d’éducateurs depuis plusieurs années.

Cette même pénurie a poussé le Conseil scolaire du district de Peel à supprimer 30 classes d’immersion française de première année pour la rentrée prochaine.

Pour compenser à court terme, certains conseils scolaires se sont tournés vers leur liste de suppléants, leur offrant des postes pour cette année.

C’est le cas du Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario (CSPGNO), qui est parvenu ainsi à se doter de suffisamment d’éducateurs deux jours avant la rentrée de ses premiers élèves.

Le CSPGNO gère quelques écoles le long du lac Supérieur où il peut être difficile d’attirer de nouveaux enseignants.

C’est un exploit, mais ça va nous causer d'autres problèmes, parce qu'on a vidé nos banques de suppléants.

Marc Gauthier, directeur de l’éducation du CSPGNO

Les suppléants seront sollicités plus souvent cette année, si une éclosion de COVID-19 force la mise en la quarantaine d'éducateurs.

C’est pourquoi les écoles, ainsi que les parents, devront faire preuve d’une plus grande flexibilité en cas d'éclosion, dit Yves Lévesque.

Si certains enseignants ne peuvent pas entrer au travail, ils ont la possibilité de travailler de la maison et de faire de l'enseignement en ligne.

Il admet cependant que ce n’est pas là une solution idéale, et que des stratégies de recrutement à plus long terme doivent être examinées.

Certains conseils scolaires montrent du doigt le gouvernement ontarien, qui a augmenté la durée des études pour l’obtention du brevet d’éducation, en 2015. Ce qui ne prenait auparavant qu’un an nécessite maintenant deux années de scolarisation.

Un homme sourit debout dans son bureau.

Le directeur de l'éducation au Conseil scolaire public du Grand Nord de l'Ontario, Marc Gauthier

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Marc Gauthier évoquait en novembre dernier quelques pistes de solution pour prévenir la pénurie : convertir le brevet d’éducation en programme de maîtrise pour rendre le métier plus alléchant et éliminer le contingentement de certains programmes en enseignement offerts en ligne.

D’ici là, son conseil et tous les autres envoient le même message aux parents : les enfants seront entre de bonnes mains cet automne.

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