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Andrée Laforest rejette l'idée d'un moratoire pour protéger le béluga

Une femelle béluga nage en compagnie d'un veau. Le fleuve Saint-Laurent compte trois groupes de femelles distincts, dont celui qui arpente l'embouchure de la rivière Saguenay. Les mâles vivent plus loin en aval.

Des scientifiques craignent pour la survie du béluga dans le Saguenay en raison du trafic maritime provoqué par les projets industriels.

Photo : Radio-Canada / Jean François Bouthillette

Radio-Canada

La ministre des Affaires municipales et ministre responsable de la région, Andrée Laforest, s’oppose au moratoire sur les projets industriels proposé par des scientifiques afin de protéger les bélugas du Saint-Laurent qui fréquentent la rivière Saguenay.

Au lendemain de la publication d’un article faisant état de la demande de moratoire formulée par un groupe de chercheurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), la ministre a fait valoir que les grands navires associés au secteur industriel ne forment que 1 % du trafic maritime sur le Saguenay.

Andrée Laforest croit qu’il est souhaitable de poursuivre les études afin d’assurer la pérennité de l’espèce, mais qu’il faut aussi tenir compte de l’ensemble de l’habitat et des autres embarcations qui naviguent sur la rivière Saguenay et le fleuve Saint-Laurent.

Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Ma crainte, c’est qu’avec une demande de moratoire, on empêcherait tous les projets ici. Je pense que les deux peuvent se faire. On peut avoir une consultation au niveau des bélugas, c’est essentiel même et déjà ça se fait, mais en même temps, demander un moratoire sur le trafic maritime pour le Saguenay à moins de 1 %, je trouve que c’est exagéré.

Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l'Habitation

Elle fait ainsi écho aux propos du directeur général de Port-Saguenay et président du conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Carl Laberge, qui s’est exprimé en des mots similaires mercredi.

GNL Québec, qui caresse un projet d’implantation d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à La Baie, évalué à 9 milliards de dollars, a fait valoir qu’elle se sent interpelée par la question de la protection du béluga et que son projet tient compte de cet enjeu.

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