•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fraude en ligne : une victime se sent laissée à elle-même

Josianne Goyette en entrevue.

Josianne Goyette dit vivre un enfer.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Radio-Canada

Il peut être difficile d’obtenir justice lorsqu’on a été victime d’une fraude sur Internet. L’Estrienne Josianne Goyette l’a appris à ses dépens. Elle dit vivre un enfer depuis qu’elle a baissé la garde pour procéder à une transaction par l’entremise d’une plateforme de vente en ligne.

Tout a commencé par une simple publication sur un réseau social. Josianne Goyette cherchait un monocycle à offrir à son fils par l’entremise de l’interface BlackMarket, sur Facebook.

Un homme l’a alors contactée pour lui proposer l’objet convoité. Il lui a réclamé deux premiers virements ainsi que son adresse postale. On sait tous qu’il ne faut pas faire cela, mais je l’ai fait, explique Mme Goyette.

Elle n’a toutefois jamais reçu le monocycle. Le fraudeur a cependant pu mettre la main sur ses informations personnelles. Après cela, il a supprimé ses comptes, précise Mme Goyette.

Vol d’identité

Josianne Goyette s’est vite aperçue que la situation était plus grave qu’elle ne le croyait initialement. Elle ne venait pas de se faire voler qu’une somme d’argent, mais son identité. C’est devenu hors de mon contrôle, s’exclame-t-elle.

L’homme est parvenu à avoir accès à tous ses comptes cellulaires et bancaires. Il a fait l’achat d’un appareil photo de 1296 $ à mon nom, qu’il s’est fait livrer à une autre adresse à Montréal, mentionne-t-elle.

« Je me demande combien de temps ça va durer. Depuis vendredi soir que je suis sur le téléphone et tous les jours il y a de quoi de nouveau. »

— Une citation de  Josianne Goyette

Elle dit avoir passé la fin de semaine au téléphone pour tenter de récupérer l’accès à ses comptes.

Aux citoyens d’y faire face

Le spécialiste en cybersécurité Steve Waterhouse constate que ce type de fraude est de plus en plus courant. L’information est cultivée par le fraudeur, ça lui donne l’information minimale avec laquelle il peut contacter certains services, explique-t-il.

M. Waterhouse constate que les citoyens doivent souvent faire face seuls aux difficultés engendrées par une fraude en ligne.

« Malheureusement, le fardeau revient directement aux citoyens, à la population, de se démerder dans ce cafouillis technologique. »

— Une citation de  Steve Waterhouse

Quelques conseils de Steve Waterhouse

  • Exposer au minimum ses informations personnelles sur les réseaux sociaux
  • Favoriser des mots de passe complexes
  • Éviter les questions de sécurité trop simples
  • Appliquer un mot de passe sur la carte SIM

Mme Goyette se sent laissée à elle-même. J’ai quoi pour me protéger? Il n’y a personne qui va arrêter cette personne-là, s’insurge-t-elle.

La sergente Aurélie Guindon, de la Sûreté du Québec affirme que ce type de fraude peut mener à des arrestations. Le message général, c’est de dire aux gens d’être vigilants, souligne-t-elle.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !