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Comment se débarrasser de son masque sans polluer

Un masque par terre.

Un masque par terre

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Maxime Denis

Il faut entre 450 et 500 ans pour qu'un masque de type N95 puisse se dégrader dans la nature. Un regroupement de chercheurs et des entreprises se penchent sur des solutions pour pouvoir les réutiliser.

Déjà au début du mois de juin, soit trois mois après le début de la crise de COVID-19 en Occident, il était possible d'observer en grand nombre des masques et des gants dans la mer Méditerranée (Nouvelle fenêtre). Ces déchets peuvent alors se retrouver ingérés par des organismes de la biodiversité déjà durement éprouvée par différents types de pollutions et les changements climatiques.

Avec une consommation de 24 millions de masques N95 par semaine en France seulement, on peut facilement s'imaginer la vaste pollution provoquée par cet équipement médical qui s'envole facilement.


Un masque N95.

Un masque N95

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Un consortium de scientifiques participe au projet N95DECON (Nouvelle fenêtre) afin de trouver des façons de décontaminer ces masques pour pouvoir les réutiliser. Il en sort quatre grandes catégories, fort utiles pour les hôpitaux.

Vapeur de peroxyde d'hydrogène

Le virus de SRAS-CoV-2 a complètement été éliminé de l'ensemble des masques N95 testés. Ils peuvent être ainsi réutilisés de 10 à 20 fois.

Rayon UV-C

Les rayons UV-C peuvent aussi éliminer le virus. Il suffit d'exposer les deux côtés du masque. Toutefois, des couches internes de certains masques ne pouvaient pas être atteintes. L'exposition à des doses élevées permet de conserver les masques testés pour 10 à 20 cycles.

Chaleur et humidité

Il s'agit d'un traitement en laboratoire à la chaleur sèche de 70 °C pendant au moins 60 minutes. Dans la vie réelle, avec du mucus dans le masque, des traces de SRAS-CoV-2 peuvent ne pas être totalement inactivées. La chaleur répétée peut aussi endommager l'ajustement du masque et sa qualité de filtration, peut-on lire dans une fiche explicative.

Le temps

Le risque de contamination serait grandement réduit en laissant le masque se reposer à l'air libre dans une salle tempérée à 22 °C pendant une semaine.

Un masque chirurgical traîne au sol.

Un masque chirurgical traîne au sol

Photo : CBC/Michael Wilson


Une consigne?

Le député français de l'Eure, Fabien Gouttefarde, avait proposé le printemps dernier d'opter pour une consigne, un peu comme celle qu'on retrouve sur les canettes de boissons gazeuses.

Ainsi, les citoyens seraient plus motivés à les rapporter pour les récupérer.


Le recyclage, selon TerraCycle

Des boîtes de recyclage de la compagnie TerraCycle.

Des boîtes de recyclage de la compagnie TerraCycle

Photo : TerraCycle

Le géant international TerraCycle, basé à Londres et avec un bureau à Toronto, se targue d'être le joueur pouvant recycler les objets non recyclables, comme des gants de plastiques et même les masques.

Des compagnies peuvent y commander une boîte servant à recueillir ces déchets. TerraCycle assure que les équipements de sécurité et de protection sont triés d'une façon mécanique ou manuelle. Ensuite, les métaux sont fondus pour être recyclés.

Les fibres peuvent être recyclées ou compostées tandis que les plastiques seront transformés en petites billes pouvant créer de nouveaux produits de plastique recyclé.

Un masque abandonné sur une pelouse.

Un masque abandonné sur une pelouse

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis


La brassée de lavage

Une des solutions les plus vertes demeure néanmoins de porter des masques réutilisables en tissus pouvant être mis à la machine à laver avec le reste de nos brassées. La nature vous en remerciera!

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