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À Calgary, les arénas interdits aux parents font réagir

Un bâton de hockey noir CCM et une rondelle.

Alors que le hockey mineur a repris le 19 août en Alberta, à Calgary, certains arénas n'autorisent pas les parents à venir assister aux entraînements.

Photo : Getty Images / Patrick Smith

Radio-Canada

À Calgary, certains arénas interdisent l'accès aux spectateurs et demandent aux parents de s'assurer que leurs enfants sont en tenue avant de pénétrer dans l'enceinte des bâtiments. Cette situation est difficile à vivre pour certains parents, même si les arénas assurent que les règles, dictées par la pandémie, sont là pour le bien de tous.

Plusieurs des arénas privés et communautaires de Calgary ne souhaitent pas autoriser des spectateurs à être présents pendant les entraînements de hockey ou les autres sports de glisse. Pour certains parents, cette interdiction va trop loin.

C’est la raison pour laquelle une pétition circule actuellement sur le site change.org. La pétition, qui a pour nom Open Calgary (non-city run) Arenas to Parents & Guardians, a déjà récolté plus de 2100 signatures sur un objectif de 2500.

Corey Baskan fait partie des parents signataires. L’une des choses que j’aime le plus faire, c’est de regarder mon fils de 12 ans jouer au hockey, s’exclame celui qui s’était pourtant promis de ne pas devenir un hockey parent.

Il affirme que son fils est si déçu de ne pas pouvoir jouer devant lui qu’il a perdu sa motivation. Quand il m’a demandé quel était l’intérêt de continuer à jouer dans ces conditions, mon coeur s’est serré, raconte-t-il.

Corey Baskan dit comprendre que les arénas imposent des règles pour éviter des contaminations, mais, selon lui, en interdire l'accès aux parents n’est pas la meilleure solution. Je pense que les arénas sont si grands que, si un ou deux parents sont là, on peut facilement s'espacer, dit-il.

Il s’inquiète aussi pour cet hiver. L’aréna de son fils étant à 30 minutes en voiture de chez lui, si l'entraînement dure une heure ou une heure et demie, il n’a pas d’autre choix que de rester sur place. Quand il fait -20 ou -30 degrés, je devrai rester assis dans la voiture, avec le moteur qui tourne, ce qui est illégal, mais je ne peux rien y faire, affirme-t-il.

S’assurer du maintien de la saison

Le directeur de Hockey Calgary, Kevin Kobelka, croit que tout le monde essaie de faire de son mieux, même s’il avoue que, selon qu'il s'agit d'arénas privés ou communautaires, les règles changent et que cela prête à confusion.

Dans un monde parfait, ce serait bien si toutes les règles étaient les mêmes, mais chacun tente de faire de son mieux pour s'assurer de la sécurité de tous, assure-t-il.

Selon lui, la difficulté principale est que les règles de Services de santé Alberta (AHS) manquent parfois de clarté et ont tendance à évoluer rapidement. Selon moi, différents établissements interprètent ces règles différemment et c’est pourquoi, dans certains arénas, les parents sont autorisés à entrer, et dans d’autres, non, dit-il.

Kevin Kobelka comprend qu’il y ait de la gronde, mais dit que les arénas veulent juste s’assurer d'avoir des conditions suffisamment sécuritaires pour que le hockey puisse durer toute la saison. Et peut-être même, par la suite, revenir à quelque chose de plus normal, ajoute-t-il.

Les arénas publics, ouverts aux spectateurs

Du côté de la Ville de Calgary, les arénas accueillent jusqu'à 100 spectateurs. Les protocoles y sont cependant stricts, notamment en ce qui concerne les déplacements intérieurs pour éviter toute contamination croisée.

Tous les participants et les spectateurs arrivent par une seule entrée située sur un stationnement précis, puis les spectateurs prennent des escaliers qui leur sont réservés pour rejoindre les gradins, alors que les jeunes continuent leur chemin jusqu’aux vestiaires, dit Doug Bruneau, qui travaille à la Ville.

Selon lui, les jeunes doivent essayer de ne pas passer plus de 15 minutes en dehors de la glace, ce qui est un peu moins que la normale .

Céline Dumay, dont le fils joue au hockey à Edmonton, pense elle qu'il est important d’être flexible. L’aréna dans lequel son fils joue autorise les parents de façon limitée, mais elle n’a entendu personne se plaindre.

Les conditions ne sont pas optimales, mais je pense que tout le monde essaie de faire du mieux possible, dit-elle.

Plusieurs arénas notent, sur leur site Internet, que leurs règles pourraient évoluer dans les semaines qui viennent.

Avec des informations de Colleen Underwood

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