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Microsoft lance un outil de détection d’hypertrucages

Deux images identiques, côte-à-côte, à l'exception du visage de la personne sur la photo. Les visages sont entourés d'un carré rouge et d'un carré vert.

L'outil de Microsoft est capable d’analyser des vidéos et des photos, et de présenter un pourcentage de chance qu’elles ont été artificiellement manipulées.

Photo : Microsoft Blog

Radio-Canada

À l’aube des élections américaines, le géant de l’informatique Microsoft déploie un outil capable d’analyser des vidéos et des photos et présenter un pourcentage de chance qu’elles ont été artificiellement manipulées.

Baptisé Video Authenticator, l’outil sera d’abord offert aux organisations politiques et aux journalistes qui en font la demande.

Dans le cas d’une vidéo, [l’outil] peut fournir ce pourcentage en temps réel sur chaque image pendant que la vidéo joue, peut-on lire dans un billet de blogue de Microsoft.

L’outil détecte la frontière de l’hypertrucage (deepfake) et les estompages subtils ou des éléments de niveaux de gris qui ne sont peut-être pas détectables par l'œil humain, poursuit-on dans le billet de blogue.

Il devient de plus en plus difficile de détecter ces vidéos manipulées par l’intelligence artificielle pour remplacer un visage ou changer les propos d'une personne. Des équipes de recherche font face à des techniques de falsification toujours plus perfectionnées et plus accessibles au grand public. En revanche, de plus en plus d’outils comme celui de Microsoft voient le jour pour tenter de contrer le phénomène.

Si plusieurs hypertrucages publiés en ligne se veulent divertissants ou humoristiques, de nombreux organismes et spécialistes s'inquiètent de possibles répercussions sur des scrutins politiques, dans le cas où des vidéos truquées viendraient perturber une campagne.

Microsoft s’attend à ce que les hypertrucages deviennent de plus en plus sophistiqués et plus difficiles à détecter. L’entreprise espère à tout le moins que sa technologie pourra être utile lors de la campagne électorale américaine, qui s’achèvera en novembre.

Dans son blogue, Microsoft rappelle toutefois que la désinformation peut prendre plusieurs formes, et qu’aucune technologie ne peut à elle seule aider les gens à séparer le vrai du faux.

C’est pour cette raison que l’entreprise a formé des partenariats avec plusieurs médias et entreprises, dont CBC/Radio-Canada, pour tester et perfectionner sa technologie. Microsoft a également annoncé qu’elle lançait plusieurs initiatives de littératie médiatique, donc un questionnaire interactif traitant des vidéos et des photos manipulées.

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