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Trois cas de COVID-19 dans les écoles liés à l’éclosion au bar Kirouac

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Les autorités de santé publique invitent tous ceux qui ont fréquenté un bar du quartier Saint-Sauveur à subir un test de dépistage, qu’ils aient des symptômes ou non.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Au moins trois cas de coronavirus recensés dans des écoles de Québec sont directement liés à l’éclosion au bar Kirouac, où une quarantaine de cas ont été associés à la soirée karaoké du 23 août.

Sur les six écoles où on a dénombré des cas [à Québec], trois de celles-ci étaient en lien avec le bar Kirouac, a déploré le Dr Jacques Girard lors d'un point de presse, mercredi après-midi, portant sur la recrudescence importante du nombre de nouveaux cas dans la capitale.

Le directeur de santé publique par intérim au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale avance que cet exemple illustre à quel point la contamination communautaire pose un réel danger pour la multiplication des infections. Il va jusqu'à parler d'un cocktail explosif.

Dr Jacques Girard, directeur de santé publique par intérim au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Le Dr Jacques Girard, directeur de santé publique par intérim au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Photo : Radio-Canada

Vous avez un bar, dans un quartier de Québec, et on a maintenant des évidences que ces personnes-là, qui étaient COVID [positives] et qui n'avaient peut-être pas eu le résultat de leur test, mais qui étaient [contagieuses], ont fréquenté d'autres endroits. C'est là où notre signal d'alarme s'est allumé. Il faut absolument éviter cet effet en domino, explique-t-il.

Le Dr Girard a invité tous ceux qui ont fréquenté un bar du quartier Saint-Sauveur à subir un test de dépistage, qu’ils aient des symptômes ou non.

Selon lui, des personnes infectées auraient visité six bars des environs. Il confirme qu'une ordonnance a été donnée aux policiers pour forcer deux personnes à s'isoler.

Trois fois plus de cas

Au cours des deux derniers mois, le CIUSSS de la Capitale-Nationale recensait en moyenne 23 nouveaux cas par semaine. Avec 85 nouveaux cas depuis le début de la fin de semaine, c’est 3,5 fois plus que la moyenne hebdomadaire récente.

L'éclosion au bar Kirouac a fait de Québec l'un des principaux foyers de contagion de la province.

Le Dr Jacques Girard espère qu’on a atteint un certain pic dans la région. Il s’inquiète malgré tout de l’arrivée de l’automne, qui entraînera nécessairement plus de rassemblements à l’intérieur, où le virus peut se transmettre plus facilement.

Les prochaines semaines et les prochains mois vont être vraiment déterminants par rapport à la gestion de la COVID-19.

Jacques Girard, directeur de santé publique par intérim au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Six bars sous surveillance

Les enquêtes épidémiologiques des autorités de santé publique ont permis de déterminer que les clients qui ont contracté la COVID-19 au bar Kirouac se sont rendus dans six autres débits de boisson de la basse-ville de Québec.

Certains de ces établissements, comme La Gamelle, ont décidé de fermer temporairement par mesure de précaution, mais le Dr Jacques Girard précise qu’ils peuvent rester ouverts, parce qu’il n’y a pas de cas positifs dans ces six bars-là. Ils sont considérés comme sous surveillance par les autorités de santé publique.

Doit-on interdire le karaoké?

Selon le Dr Girard, le karaoké est sans aucun doute une activité à haut risque, notamment en raison de la dispersion des gouttelettes quand un chanteur amateur s’époumone avec un micro.

On postillonne beaucoup plus loin, même plus que deux mètres. Quand on fait du karaoké, il est indispensable d'avoir une barrière, un Plexiglas, avance le spécialiste, tout en ajoutant que pour l’instant, il n’est pas question d’interdire ce type d’activités.

Le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, ne s’avance pas non plus sur une éventuelle interdiction des karaokés. Il associe toutefois cette activité à la danse, qui, elle, est interdite dans les bars.

Pour ce qui est de la question d'interdire les karaokés, on va voir ce qu'il en est, mais moi, je vous recommande de ne pas aller dans les karaokés, [...] que ce soit légal ou pas.

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