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COVID-19 : Comment repenser la relation parent-enfant pour les premières semaines d'école?

Des parents avec leur fille sur le trottoir couvert d'arbres feuillus.

Une experte suggère aux parents de faire preuve d’écoute auprès des enfants pour mieux déceler leurs besoins et leurs craintes au moment où ils entament l'année scolaire.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pour aider les enfants et les jeunes à mieux gérer l’anxiété potentielle qui peut être générée par la rentrée scolaire en contexte de pandémie, une experte suggère aux parents de faire preuve d’écoute et de réfléchir à leur relation avec leur enfant pour déceler leurs besoins et leurs craintes.

Bien que la situation puisse varier en fonction de l’âge et des besoins de l’enfant, pour les parents, garder le lien avec leur enfant est primordial, affirme Garine Papazian-Zohrabian, psychologue et professeure au Département de psychopédagogie et d’andragogie de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.

Un conseil très important que je donnerais, c’est de vraiment nourrir la relation avec leur enfant. Et ça se fait à travers l’écoute, explique-t-elle.

Il faut que [les parents] écoutent pour que l’enfant parle. Ça va les amener à mieux connaître leurs enfants. Ça va amener le parent à mieux connaître leurs besoins pour pouvoir y répondre, poursuit l'experte.

La pandémie de COVID-19 a secoué la réalité de tous, et les enfants ne font pas exception à la règle, affirme Garine Papazian-Zohrabian. Ils ont été confinés, ils ont raté l’école et, maintenant, l’école va être un peu différente, car il y a des mesures sanitaires à respecter, explique-t-elle.

Quelque part, c’est une rentrée, aussi, vers une école qui est différente. Et tout ça, ça ébranle la santé mentale et ça pourrait nourrir des expériences traumatiques, parfois des deuils qui ont des conséquences sur l’adaptation des jeunes, les apprentissages.

Garine Papazian-Zohrabian, psychologue et professeure au Département de psychopédagogie et d’andragogie de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal

Cela ne veut pas dire que tous les jeunes vivront la réalité de la rentrée scolaire de la même façon, selon l’experte. Elle ne pense pas non plus que la distanciation physique et l’isolement lié au confinement et aux mesures sanitaires auront nécessairement des effets à long terme sur le développement psychosocial des enfants.

Je ne pense pas qu’il faut être pessimiste. Je ne pense pas que tous les enfants sont dans la même réalité. Il y a des nuances. Nous n’avons pas tous eu le même rapport au virus, explique-t-elle.

La socialisation : un défi majeur pour les écoles

La professeure indique que l’isolement pourrait avoir été particulièrement difficile pour certains jeunes qui éprouvaient déjà de la difficulté à former des liens sociaux. La socialisation sera donc un défi majeur pour les écoles au cours des prochains mois.

Il faut vraiment faire attention s’il y a des jeunes qui sont seuls, qui sont isolés, qui ont besoin d’être réintégrés à leur groupe-classe, refaire connaissance avec des amis ou redévelopper des habiletés sociales, ajoute l’experte.

Elle pense, par ailleurs, que les écoles devront également relever le défi de ne pas mettre tout l’accent sur les apprentissages tout le temps.

Les apprentissages, c’est important. On sait qu’il y a eu des lacunes, mais le bien-être et le développement social sont aussi importants pour que l’enfant, pour qu'après il soit mieux disposé pour poursuivre ses apprentissages.

Avec les informations d’Elsie Miclisse

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