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Classe-bulle : adaptation difficile dans des écoles de Québec

Un groupe d'élèves de l'autre côté d'une rue avec, en arrière-plan, une école

Des écoles de Québec doivent adapter leur situation pour respecter la consigne des classes-bulles.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Des écoles secondaires de Québec peinent à mettre en place le concept de classe-bulle de façon rigoureuse. Le ministère de l’Éducation dit suivre la situation de près, alors que les horaires de plusieurs élèves risquent de changer.

Les écoles concernées au Centre de services scolaire de la Capitale sont en train de réorganiser les groupes afin de s’assurer de l’étanchéité des classes, confirme Francis Bouchard, l’attaché de presse du ministre de l’Éducation, ajoutant que le gouvernement communique avec le Centre de services scolaire pour bien accompagner les écoles.

Des écoles avaient amorcé les travaux des horaires avec comme idée de créer une fréquentation un jour sur deux, mais se sont ravisées en vue d’une fréquentation à temps complet des élèves pour soutenir leur réussite et leur persévérance, poursuit M. Bouchard.

Le Centre de service scolaire de son côté affirme que la situation sera réglée dès mardi prochain.

Pour ce faire, des horaires d’élèves remis au début de la semaine pourraient changer dans les prochains jours, explique Véronique Gingras, conseillère en communication au Centre de services scolaire de la Capitale.

Toutes les pistes de solution sont explorées : ouverture de groupes, modifications majeures de certains choix d’options, modifications aux tâches des enseignants, enseignement à distance avec élèves en présence dans leur groupe-classe stable, précise-t-elle.

Jean-François Roberge devant un rideau bleu, parle devant un micro.

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge, lors d'un point de presse le 27 août.

Photo : Radio-Canada

Le cabinet du ministre Jean-François Roberge souligne que les premières semaines de la rentrée scolaire sont cruciales, mais que la dernière chose que le gouvernement souhaite faire est de fermer les écoles.

Il est normal que certains ajustements soient apportés dans les premiers jours de la rentrée, mentionne l’attaché de presse.

D'autres Centres de services scolaires de la région ont choisi de retarder l’arrivée en classe des élèves pour se donner le temps de s'adapter à la situation.

L'interprétation des consignes

La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) dit être inquiète de l'application sur le terrain du concept des classes-bulles.

Selon le président Éric Pronovost, la gestion de cette consigne demande beaucoup d'efforts pour les travailleuses et travailleurs des services de garde en milieu scolaire. Il nous faut plus de ressources et améliorer les conditions de travail de nos membres, dit-il.

M. Pronovost explique qu'il arrive souvent qu'une éducatrice doive surveiller trois groupes-classes en même temps dans un corridor en attendant le début des cours, le matin.

La FPSS-CSQ pointe aussi du doigt le fait que les différents preneurs de décisions interprètent parfois différemment les consignes. Quand la mesure part du ministère, descend dans le Centre scolaire - et je suis convaincu qu'ils ont plein de bonnes volontés - mais après, la mesure tombe dans les différentes écoles, donc on redivise encore et on continue de réinterpréter encore les consignes.

Il déplore cette situation puisqu'elle est mélangeante pour les employés du milieu scolaire, mais aussi pour les élèves.

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