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Québec en route vers un réseau de voies réservées dans les banlieues de Montréal

De nombreux véhicules sur une route de la région de Montréal.

Le reportage d'Olivier Bachand

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le gouvernement Legault veut implanter un réseau de voies réservées sur de grandes artères des banlieues nord et sud de Montréal, dans le cadre de son plan de décongestion du réseau routier de la région.

Un appel d’offres pour réaliser une étude d’opportunité liée à ce projet vient d’être lancé, ont annoncé mercredi le ministre des Transports François Bonnardel et sa ministre déléguée Chantal Rouleau.

Selon le ministre Bonnardel, ce projet baptisé Réseau métropolitain de voies réservées (RMVR) vise à améliorer l'offre de transports collectifs, à réduire le recours à l'auto en solo et à diminuer les gaz à effet de serre (GES).

La firme retenue par le gouvernement devra plus précisément analyser les besoins des secteurs congestionnés et proposer des solutions à implanter sur les autoroutes 13, 20, 25, 440 et 640, ainsi que sur la route 116.

Ces projets devront en outre s’intégrer à des projets majeurs en cours ou à venir sur les autoroutes 15, 19, 30 et sur la route 132, et à d’autres projets de transports collectifs déjà à l’étude.

Le ministre Bonnardel a expliqué que le gouvernement veut ajouter des voies réservées aux autoroutes existantes, plutôt que d'en implanter sur des voies déjà existantes.

Pas question pour moi de "vols de voies". C’est ce terme qu’on utilise au ministère des Transports. Pour moi, c’est un ajout de voies que je souhaite avoir.

Une citation de :François Bonnardel, ministre des Transports du Québec

Le coût total du projet n'a pas été divulgué, puisque les solutions qui seront proposées en fin de compte par la firme ne sont pas encore connues, a-t-il fait valoir.

M. Bonnardel a toutefois indiqué que le gouvernement souhaite que de premiers projets soient lancés à la fin de 2022, soit au moment où des élections devront être déclenchées.

Les maires de Laval et Longueuil, Marc Demers et Sylvie Parent, ont qualifié le projet de bonne nouvelle pour leurs citoyens.

Ils ont tous deux souligné, à l'instar de la ministre Rouleau, les importants coûts économiques engendrés par les bouchons de circulation.

Il est important d’amener ces gens sur la colonne vertébrale qu’est Montréal, autant par son futur REM que par son métro, que par ses voies réservées.

Une citation de :François Bonnardel, ministre des Transports du Québec

Le défi de changer les comportements

Selon le ministre, la réussite du projet devra aussi passer par un changement de comportement des automobilistes, notamment au sein de foyers qui possèdent deux véhicules, ce qui arrive souvent en banlieue de Montréal.

Pour y parvenir, il faut les convaincre que d'éventuelles voies réservées leur permettront d'économiser du temps et de l'argent, et leur offrir un transport confortable, a-t-il fait valoir.

Si l’automobiliste voit un autobus ou un automobiliste [qui fait] du covoiturage qui file à 100 km/h dans la voie réservée et que lui est dans le trafic à 60, il va se dire […] : "je pense que je perds mon temps dans mon véhicule".

Une citation de :François Bonnardel, ministre des Transports du Québec

Le ministre a d'ores et déjà indiqué que son ministère n'entend pas appliquer une seule solution mur à mur sur les autoroutes ciblées.

La plupart des voies [réservées] que vous connaissez, c’est pour l’autobus, le covoiturage, les véhicules verts. Est-ce qu’on va mettre en application une gestion dynamique des voies sur certains axes? C’est très possible, a-t-il dit.

La gestion dynamique fait référence à des changements de direction sur certaines voies en fonction des heures de pointe de la journée.

Les sociétés de transport des régions concernées seront consultées dans le cadre du projet, et trois tables de concertation seront créées à cette fin pour la rive sud, la rive nord et la région de Montréal.

Cette dernière aura le rôle important de s'assurer de l'intégration harmonieuse des voies réservées avec le réseau routier de la métropole, a indiqué Chantal Rouleau, également ministre responsable de la région de Montréal.

Le ministre Bonnardel a dit être conscient que la circulation n'est plus ce qu'elle était depuis la pandémie de COVID-19. Il croit cependant qu'il faut anticiper un retour à la normale d'ici 6 à 18 mois.

Le RMVR s’inscrit dans le plan de décongestion de la Coalition avenir Québec que François Legault, alors chef de la deuxième opposition, avait présenté en juin 2018, à l’aube de l’élection qui l’a propulsé au poste de premier ministre.

Ce plan ne concernait pas que le transport collectif. Il incluait aussi le prolongement de l'autoroute 13 jusqu’à l’autoroute 50 et celui de l’autoroute 19 jusqu’à Bois-des-Filion.

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