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Opérations reportées : plus d’un an et demi pour rattraper les retards

Un chirurgien prend un instrument dans sa main.

Les opérations non urgentes ont été annulées de la mi-mars à la fin mai en Ontario.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une nouvelle étude conclut que les hôpitaux ontariens pourraient mettre plus d'un an et demi à éliminer l'arriéré d’interventions chirurgicales causé par les reports et les annulations pendant la pandémie de COVID-19.

Aux fins de cette étude, dont les résultats ont été publiés mardi dans le Journal de l’Association médicale canadienne, les chercheurs ont effectué des modélisations. Ils estiment qu’il faudra 84 semaines pour rattraper les retards, si l’objectif est de 717 opérations par semaine.

La province avait ordonné à la mi-mars aux hôpitaux ontariens d'annuler les interventions chirurgicales et autres activités jugées non urgentes afin d'accueillir, au besoin, un maximum de patients atteints de la COVID-19.

La directive a été levée à la fin mai et les opérations ont repris.

Les auteurs de la recherche calculent qu'entre le 15 mars et le 13 juin, les hôpitaux ont accumulé un arriéré de 148 364 procédures.

Ils considèrent que leur recherche contribuera à une meilleure planification dans le secteur de la santé. Leur modélisation pourrait aussi être adaptée à la situation d’autres provinces.

Le nombre important d’opérations reportées soulève des questions importantes sur la façon dont les retards seront rattrapés et sur la planification en prévision d’une possible deuxième vague, note le Dr Jonathan Irish, chirurgien à l’hôpital Princess Margaret de Toronto et coauteur de l’étude.

Toujours selon les auteurs, les systèmes de santé doivent trouver de nouvelles façons de faire pour se préparer aux prochaines vagues de COVID-19 et maîtriser leurs répercussions sur les patients.

L'anesthésiste Rolf Gronas pendant une opération au North York General Hospital de Toronto.

Attendre une opération pour soi ou son enfant est extrêmement stressant, note France Gélinas.

Photo : CBC/Evan Mitsui

La porte-parole de l’opposition en matière de santé, France Gélinas, presse le gouvernement Ford de dépenser l’argent nécessaire pour augmenter le nombre d’opérations réalisées.

La pandémie a été la source d’une immense détresse pour les gens qui attendaient une opération pour des maladies comme le cancer, les problèmes cardio-vasculaires et d’autres problèmes médicaux, affirme-t-elle dans une déclaration écrite, particulièrement pour ceux dont les enfants attendaient une intervention chirurgicale.

Elle rappelle que les retards pour une opération peuvent en outre représenter un danger pour le patient.

Avec les informations de La Presse canadienne

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