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Comment visières et masques à valve laissent passer des gouttelettes invisibles

Des visières de protection.

Les autorités sanitaires aux États-Unis recommandent à leur population de privilégier le port du masque chirurgical.

Photo : Reuters / Andrew Couldridge

Agence France-Presse

Les porteurs de visières en plastique et de masques à valve arrosent un vaste périmètre avec des gouttelettes après un éternuement ou une toux, montre une expérience de visualisation par laser qui confirme qu'ils sont inefficaces pour stopper, à eux seuls, la propagation du coronavirus.

Dans une étude publiée mardi par la revue américaine Physics of Fluids, des chercheurs de la Florida Atlantic University ont simulé éternuement et toux avec un mannequin, et observé la façon dont les fluides se propageaient en filmant comment les gouttelettes traversaient des rayons laser verts horizontaux ou verticaux à proximité du mannequin.

Dans un premier temps, la visière bloque la projection vers l'avant des gouttelettes, mais une quantité notable parvient à s'échapper par-dessous la visière et dans une grande zone devant et sur les côtés de la personne, écrivent les chercheurs.

Résultats peu concluants pour les masques avec valve

Quant aux masques avec valve, un grand nombre de gouttelettes non filtrées passent par la valve, rapportent-ils, ce qui n'est pas étonnant puisque ce type de masque sert à filtrer l'air qu'on inspire, et non celui qu'on expire.

Conclusion : malgré le confort de ces deux articles, mieux vaut porter un masque chirurgical ou du moins sans valve, ce qui est d'ailleurs la recommandation des autorités sanitaires aux États-Unis et ailleurs.

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