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Arrestation musclée à La Loche : la famille déplore l'usage excessif de la force

Capture d'écran de policiers amenant Nicholas Janvier dans un véhicule sous le regard attentif d'une femme.

Dans la vidéo, on voit cinq agents de la GRC amener l’homme dans un véhicule.

Photo : Capture d'écran

La famille de Nicholas Janvier considère que les policiers qui ont arrêté l’homme de 24 ans à La Loche, en Saskatchewan, ont eu recours à une force excessive lorsqu’ils l'ont menotté, le 29 août dernier. Selon elle, il a subi des blessures qui auraient nécessité son hospitalisation.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, on voit cinq policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) faire monter l’homme dans un véhicule. On peut également entendre quelques personnes crier, ainsi qu’une discussion animée entre un sixième policier et une femme devant la porte d’une résidence.

Ce dernier crie à la femme : Regardez-le, il résiste encore [à son arrestation], quelques instants avant de lui montrer son arme à la femme.

Avertissement : langage vulgaire (en anglais)

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Capture d'écran de policiers amenant Nicholas Janvier dans un véhicule sous le regard attentif d'une femme.

Nicholas Janvier était recherché par la GRC pour un incident survenu sept jours plus tôt. Les motifs reprochés étaient de violation de conditions, d'avoir résisté à son arrestation et d'agression envers un policier. Il a d’ailleurs comparu au tribunal lundi.

Le cousin de Nicholas Janvier, Randall Janvier, s'explique mal que les policiers aient utilisé une telle force alors que de nombreux jeunes enfants étaient témoins de l'incident. Le soir des événements, quelques membres de la famille Janvier étaient dans la résidence pour personnes âgées où habite sa grand-mère.

J’ai entendu un coup de pied dans la porte. Ensuite, j’ai été terrifié.

Randall Janvier, cousin de Nicholas Janvier

Des policiers ont demandé à Randall Janvier s’ils pouvaient entrer, et ce dernier leur a dit oui. Ils ont ensuite fait irruption. Il y avait déjà d’autres policiers autour de la résidence. Ils étaient tous armés.

J’ai dit aux policiers : ‘‘Ne faites pas ça. Qu’est-ce que vous essayez de faire? Il y a des enfants avec moi.’’

Randall Janvier dit avoir conseillé à son cousin de coopérer avec les forces de l’ordre : Il a fait exactement ce que je lui ai dit. Malgré tout, la police a commencé à user de force excessive, dit Randall Janvier, notamment en attrapant Nicholas Janvier par le cou et en appuyant sur sa gorge .

L'homme s'est débattu, dit la GRC

La Gendarmerie royale du Canada dit avoir voulu arrêter Nicholas Janvier le 29 août après avoir appris que ce dernier, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrestation, était de retour à La Loche.

Selon la GRC, lorsque les policiers se sont présentés sur les lieux, Nicholas Janvier a tenté de s’échapper par la fenêtre de la résidence. Les agents ont donc tenté de le menotter, mais il a résisté et a agressé les policiers.

D’autres policiers ont été appelés pour les aider à procéder à l’arrestation, dit la GRC dans une déclaration, ajoutant que Nicholas Janvier a continué à se débattre et que c’est à ce moment que les policiers l’ont soulevé pour le mettre dans l'autopatrouille.

La GRC a mentionné que trois agents ont été blessés et que deux d’entre eux se sont rendus à l’hôpital pour des blessures.

Inquiétudes de la famille

La mère de Randall Janvier, Bonnie Janvier, dit avoir remarqué qu’une ambulance, suivie par une voiture de police, se dirigeait vers l’hôpital, et ce, environ 30 minutes après l’arrestation.

Nous avons bien sûr remarqué que c’était notre neveu. Ils lui ont disloqué le bras. Il a beaucoup d’ecchymoses et d’éraflures.

Bonnie Janvier, tante de Nicholas Janvier

Elle ajoute que son neveu a également eu une côte fracturée lors de son arrestation : La GRC s’est présentée armée dans une résidence pour personnes âgées. Les enfants étaient effrayés. Ils se sont mis à pleurer.

La GRC dit comprendre qu’il est difficile de voir des policiers impliqués dans un incident comme celui-ci.

Il y a des cas où les policiers doivent utiliser diverses techniques pour mettre un individu en garde à vue en toute sécurité.

Extrait de la déclaration de la Gendarmerie royale du Canada

Au cours des derniers mois, la violence policière a été grandement dénoncée en Amérique du Nord, à la suite d'incidents violents envers des personnes noires. Les cas de George Floyd, de Breonna Taylor et de Jacob Blake sont parmi les plus connus.

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