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Facebook menace d’empêcher les médias australiens de partager leurs contenus

Le logo de Facebook

« Les informations représentent une fraction de ce qu'ils [les utilisateurs] voient sur leur fil d'infos et ce n'est pas une importante source de revenus pour nous », soutient Will Easton, directeur général de Facebook pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Photo : Getty Images / Justin Tallis

Radio-Canada

Une bataille se dessine entre le gouvernement australien et Facebook. Le géant a indiqué qu’il empêcherait les médias australiens de partager leurs contenus sur ses plateformes Facebook et Instagram.

Un projet de loi du gouvernement australien qui obligerait Facebook à rémunérer les médias australiens pour leurs contenus est à l'origine de ce conflit.

Ce projet de loi, appelé Code de conduite contraignant, a été établi après 18 mois de négociations infructueuses entre les géants du web Google et Facebook et les médias australiens.

Outre l'obligation de payer en échange des contenus, le code traite de questions comme l'accès aux données des usagers, la transparence des algorithmes et l'ordre d'apparition des contenus dans les flux d'information des plateformes et les résultats de recherches.

Devant la détermination du gouvernement australien à mettre en place cette loi, Facebook a réagi vertement.

Ce n'est pas notre premier choix, c'est notre dernier, a déclaré Will Easton, le directeur général de Facebook pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Selon lui, cette loi défie la logique et va nuire, et non aider, le dynamisme à long terme de l'actualité australienne et le secteur des médias.

Les informations représentent une fraction de ce qu'ils voient sur leur fil d'infos et ce n'est pas une importante source de revenus pour nous, a affirmé M. Easton.

Selon lui, Facebook a généré 2,3 milliards de clics sur les sites Internet australiens au cours des cinq premiers mois de 2020, soit l'équivalent de 192 millions de dollars canadiens.

La loi obligerait Facebook à choisir entre supprimer entièrement les actualités ou accepter un système permettant aux éditeurs de facturer autant de contenus qu'ils le souhaitent sans limites claires, a-t-il ajouté, soulignant que le projet de loi comprenait mal la dynamique d’Internet et nuirait aux organes de presse.

Les régulateurs doivent réglementer les géants de la technologie sur le marché en ligne avant qu'il ne soit trop tard, a dit pour sa part John Stanton, cofondateur du Save Journalism Project.

De son côté, Google a contre-attaqué en créant des fenêtres surgissantes sur les moteurs de recherche affirmant que la manière dont les Australiens utilisent Google est menacée et en incitant les youtubeurs du monde entier à se plaindre auprès des autorités australiennes.

Ce projet de loi, qui devrait être adopté cette année, vise dans un premier temps les deux plus riches et puissantes firmes du secteur de la technologie, Facebook et Google, mais pourrait à long terme s'appliquer à n'importe quelle plateforme numérique.

Cette initiative est suivie de près à travers le monde à un moment où les médias souffrent dans une économie numérique où les revenus publicitaires sont de plus en plus captés par les géants du web.

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et Agence France-Presse

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