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La pandémie angoisse moins les étudiants québécois que leurs homologues ontariens

Une étudiante se désinfecte les mains, Elle porte le masque.

La pandémie affecte les étudiants des deux côtés de la rivière des Outaouais, mais les craintes qui y sont liées sont davantage présentes en Ontario qu'au Québec.

Photo : Getty Images / JAMES ARTHUR GEKIERE

Les cégépiens et les universitaires du Québec subissent moins les contrecoups de la pandémie que leurs pairs ontariens, selon une étude menée conjointement par l’Institut national de la recherche scientifique et 120 chercheurs regroupés à la Chaire de recherche sur la jeunesse du Québec.

Ce que cette étude permet de comprendre, ce sont les craintes des étudiants à l’ère de la COVID, explique María Eugenia LONGO, professeure à l’INRS établie à Québec.

Que ces angoisses soient financières, professionnelles ou scolaires, elles sont toutes plus exacerbées en Ontario qu’au Québec, selon une analyse des données colligées par Statistique Canada auprès de plus 100 000 étudiants.

En analysant nos données, nous constatons que les peurs sont souvent deux fois plus présentes chez les étudiants ontariens que québécois, explique la professeure Longo.

La pandémie a affecté presque toutes les sphères de leur vie, souligne la chercheuse, également Cotitulaire de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec.

L’impact de la COVID se fait ressentir partout : sur les inquiétudes des jeunes face à l’intégration du marché du travail, sur la peur de perdre son logement, sur celle de ne pas pouvoir finir ses études ou celle de perdre son cercle social.

María Eugenia LONGO, professeure à l’INRS

Déconfinement plus hâtif au Québec

Pourquoi, toutefois, les jeunes Québécois subissent-ils avec moins de sévérité les effets de la pandémie sur leur vie?

Au Québec, nous avons décidé de déconfiner plus tôt qu’en Ontario. Les étudiants peuvent compter sur le réseau des cégeps publics aussi, indique la professeure Longo. Le marché du travail a rouvert plus vite et le milieu de l’éducation a plus rapidement permis la poursuite des études à distance.

Selon l’analyse de la chaire de recherche sur la jeunesse, près de la moitié, soit 41,5 % des étudiants ontariens, ont vu leur stage annulé ou reporté.

Au Québec, la COVID-19 a perturbé les stages de moins du quart des étudiants, soit 23 % d’entre eux.

Malgré les différences entre les étudiants des deux côtés de la rivière des Outaouais, un point commun ressort : tous, ou presque, ont subi les contrecoups de la crise sanitaire.

Au Québec, 8 étudiants sur 10 indiquent que la crise sanitaire a eu des effets négatifs sur leur scolarité.

En Ontario, cette proportion grimpe à 90 %.

María Eugenia LONGO croit que le Québec peut se féliciter d’avoir mis en place un système éducatif qui permet plus de résilience à ses étudiants.

Elle croit, toutefois, que le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur les populations plus vulnérables et moins bien nanties.

Tout le monde ne se remet pas d’une crise comme celle-là au même rythme. Il importe d’accompagner ceux qui demeurent plus fragiles. Les conséquences, si on ne le fait rapidement, peuvent être graves à long terme.

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