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Un deuxième chien de soutien émotionnel pour les enfants de l'Abitibi-Témiscamingue

Un chien avec un harnais est couché par terre.

Archibald le chien d'assistance

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La région compte un deuxième chien d’accompagnement pour soutenir émotivement les enfants bénéficiant des services du programme jeunesse du Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT).

Archibald, un chien formé par la Fondation Mira, se trouve au Centre jeunesse, à Val-d’Or, où il peut intervenir auprès des jeunes tant en réadaptation qu’en milieu familial.

L’expérience positive vécue avec Chevelle, le premier chien de soutien émotionnel acquis par le CISSSAT en 2018 en Abitibi-Ouest, a convaincu les autorités régionales de la santé de la nécessité d’élargir le programme. Chevelle a réalisé pas moins de 232 interventions partout dans la région au cours de la dernière année, notamment pour des enfants qui devaient témoigner en cour ou encore qui vivaient un deuil.

Trois femmes posent autour d'un chien d'assistance.

Archibald, entouré de Patricia Quesnel, éducatrice et maître-chien, Sandra Falardeau, chef de service au Programme jeunesse à Val-d’Or, et Sylvie Leblond, directrice du Programme jeunesse au CISSS-AT

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Sylvie Leblond, directrice du Programme jeunesse au CISSSAT, estime que l’expérience a démontré toute son efficacité.

On a vu de grands dénouements d’enfants qui ont vécu des situations difficiles et qui ne souhaitaient pas en parler, ou d’autres pour qui le processus judiciaire est extrêmement difficile, souligne-t-elle. La présence de Chevelle a pu les supporter au travers de ce processus. On voit au quotidien comment le chien fait son effet. C’est très supportant dans toutes sortes de situations difficiles.

Un engagement de 5 ans

Le projet d’acquérir un deuxième chien pour le Centre jeunesse a été lancé par Patricia Quesnel, une éducatrice au Programme de qualification des jeunes. Après avoir trouvé des commanditaires qui ont permis d’acquérir Archibald au coût de 25 000 $, Mme Quesnel a été formée comme maître-chien par Mira et elle s’est engagée à vivre avec Archibald pour les cinq prochaines années, tant dans sa vie professionnelle que familiale.

Le Labernois de deux ans pourra arpenter les corridors du Centre jeunesse et intervenir selon les besoins de la clientèle.

C’est un chien calme et très équilibré qui convient parfaitement aux enfants en centre jeunesse, explique Mme Quesnel. Les intervenants vont nous exposer les besoins de soutien et d’apaisement des enfants et on va évaluer comment Archibald peut aider. C’est le fun de l’avoir entre nos murs parce que les jeunes vont le voir de façon régulière et ils vont pouvoir eux-mêmes nous dire leurs besoins. Je vais passer souvent dans les unités pour qu’Archibald puisse recevoir leurs câlins. Ils est toujours bien content d’avoir des doses d’amour.

Patricia Quesnel ajoute que l’impact d’un chien d’accompagnement est instantané.

C’est magique de voir ces enfants-là qui n’ont pas souvent la chance de se pouvoir se coller ou de recevoir de l’affection. Ils savent qu’ils peuvent le faire d’emblée avec Archibald et Chevelle. Ils ne demandent même pas la permission. Quand on entre dans les unités, c’est instantané. Ils veulent prendre un moment avec le chien, précise-t-elle.

Bénéfique pour le personnel aussi

Sandra Falardeau, cheffe de service au Programme jeunesse à Val-d’Or, estime que l’arrivée d’Archibald au Centre jeunesse aura aussi des effets bénéfiques sur le personnel.

C’est nouveau pour nous, mais on a pu observer avec Chevelle l’effet que ça a sur le personnel. C’est aussi apaisant pour eux, qui ont un quotidien souvent lourd en émotions. Ça apporte du bonheur et de la magie pour l’ensemble des employés. Notre équipe a montré une belle ouverture pour accepter la présence d’un chien au quotidien et s’assurer de faire du projet une belle réussite, note-t-elle.

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