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Le ministre de la Santé veut sévir contre les participants à la soirée karaoké

La façade d'un bar. On peut voir l'enseigne blanche sur laquelle est écrit Bar Kirouac.

Le bar est situé sur la rue Kirouac, dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec.

Photo : Radio-Canada

La Capitale-Nationale recense mardi 31 nouveaux cas de COVID-19 en seulement 24 heures. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, associe directement 12 de ces cas à une soirée karaoké qui s'est déroulée le dimanche 23 août au bar Kirouac, à Québec. Il envisage des sanctions contre les participants.

La capitale est désormais l'un des principaux foyers de contagion de la pandémie de coronavirus au Québec. Dans le plus récent bilan des autorités de santé publique, la région de la Capitale-Nationale revendique plus du quart des nouveaux cas positifs dans la province qui, elle, en compte 122 depuis lundi. Le nombre de cas a donc bondi d'au moins 60, à Québec seulement, depuis vendredi.

Des images qui circulent sur les réseaux sociaux à propos de cette soirée karaoké au bar Kirouac inquiètent énormément le ministre de la Santé.

On est rendus à plus de 40 cas juste à cause de ce relâchement-là, spécifiquement de ce karaoké-là. Alors, hier, dans les 140 cas [au Québec] qu'on avait, il y en avait 10 qui venaient de ça, et puis aujourd'hui, il y en a encore 12. Ce sont tous des gens qui sont contaminés à cause de [cette soirée karaoké] qui n'aurait pu dû avoir lieu, a déploré le ministre mardi midi.

Les clients sanctionnés?

La santé publique envisage d'ailleurs de sanctionner les participants à cette soirée karaoké qui ne respectaient visiblement pas les mesures sanitaires.

On est en train de discuter avec la sécurité publique à savoir si c’est pénalisable, précise le ministre Dubé. La première responsabilité vient des gens. Ils connaissent très bien les règles. Ces gens-là n’ont carrément pas respecté les règles.

Est-ce qu'on va considérer des amendes dans ce cas-là? La réponse est oui.

Christian Dubé, ministre de la Santé

On parle du karaoké où les gens qui pensent que c'est parce que ce sont des amis qu'ils connaissent bien, qu'ils peuvent avoir ce relâchement-là : enlever le masque, se passer le micro, se coller pour chanter ensemble. Ce sont toutes des choses qui sont bien agréables, mais on ne peut plus faire ça, ajoute Christian Dubé.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Plus de 20 cas au bar Kirouac

Lundi, la Direction de la santé publique de la Capitale-Nationale estimait pour sa part que plus d'une vingtaine de cas ont été recensés parmi la clientèle et le personnel du bar Kirouac, dans le quartier Saint-Sauveur.

Le propriétaire, Lucien Simard, a d'ailleurs annoncé que son établissement demeurera fermé jusqu'au 10 septembre.

Le premier cas a été signalé à la Direction de la santé publique de la Capitale-Nationale samedi matin.

Cette dernière a par la suite recommandé aux clients qui ont fréquenté l’établissement entre le 22 août et le 29 août de se rendre au centre de dépistage Fleur de Lys pour passer un test.

Reconnu pour son karaoké

Une partie de la clientèle du bar Kirouac, reconnu pour son karaoké, est composée d’habitués. Plusieurs de ces personnes ont plus de 60 ans, un âge où contracter la COVID-19 représente un risque accru de complications.

Toutefois, les personnes qui ont été infectées au bar ne sont pas toutes des aînées.

Parmi les habitués, il y a des gens avec un certain âge, mais ce ne sont pas uniquement des gens qui ont 60 ans et plus, mentionne le directeur par intérim de la santé publique de la Capitale-Nationale, Jacques Girard.

La santé publique souligne la bonne collaboration de la direction de l’établissement.

Toutes les mesures de précaution préconisées étaient mises en place à l'intérieur du bar Kirouac. Les propriétaires ont également contacté des clients pour les inviter à se rendre au centre de dépistage.

Une deuxième désinfection des lieux est en cours.

Les bars, c'est un milieu particulièrement à risque. C'est un milieu généralement confiné, à caractère festif. Les mesures qui doivent être appliquées dans ces milieux-là sont complexes à installer, estime Jacques Girard.

Les personnes qui ont contracté le coronavirus au bar Kirouac sont toutes en isolement.

Quatre écoles de la grande région de Québec comptent par ailleurs des élèves infectés par la COVID-19.

Avec la collaboration d'Alexandra Duval, de Jean-François Nadeau et de Pierre-Alexandre Bolduc

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