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Ottawa réserve jusqu'à 190 millions de doses d'éventuels vaccins contre la COVID-19

Gros plan du premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Ces ententes permettront à Ottawa d'avoir accès à au moins 88 millions de doses, a indiqué M. Trudeau.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral a conclu des ententes de principe avec quatre firmes différentes pour obtenir jusqu'à 190 millions de doses d'éventuels vaccins contre la COVID-19.

Des ententes à cette fin viennent d'être conclues avec Johnson & Johnson et Novavax, a annoncé le premier ministre canadien Justin Trudeau lors d'un passage au Centre de recherche en thérapeutique en santé humaine de Montréal.

Le gouvernement fédéral avait déjà annoncé au début du mois d'août la conclusion d'ententes similaires avec le géant pharmaceutique Pfizer et la société de biotechnologie Moderna.

Ces quatre ententes permettront à Ottawa d'avoir accès à au moins 88 millions de doses, et des options pour en avoir des dizaines de millions de plus, a indiqué M. Trudeau.

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Anita Anand, a confirmé peu après que les options évoquées par M. Trudeau concernent 102 millions de doses supplémentaires, pour une capacité potentielle de 190 millions.

Les ententes prévoient plus précisément qu'Ottawa pourra se procurer :

  • jusqu'à 76 millions de doses du vaccin NVX-CoV2373 de Novavax;
  • jusqu'à 56 millions de doses du candidat mRNA-1273 de Moderna;
  • jusqu'à 38 millions de doses du vaccin Ad26.COV2.S de Johnson & Johnson;
  • et un minimum de 20 millions de doses du vaccin à base d'ARNm, le BNT162 de Pfizer.

Le gouvernement négocie en outre avec Pfizer pour ajouter des options dans l'entente pour l'obtention de plus de doses.

« Notre stratégie est de conclure des ententes avec plusieurs développeurs de candidats vaccins pour que les Canadiens soient en bonne position pendant que les essais cliniques avancent. »

— Une citation de  Anita Anand, ministre des Services publics et de l'Approvisionnement du Canada

Certains de ces vaccins potentiels, actuellement en essai clinique de phase 2 ou 3, pourraient être livrés aussi tôt qu'au premier trimestre de 2021 si les essais s'avèrent concluants et que Santé Canada leur donne le feu vert.

Le montant de ces ententes n'a pas été dévoilé. Nous sommes en négociation avec d'autres fournisseurs [...], donc ce n'est pas prudent pour moi d'expliquer tous les détails aujourd'hui, a fait valoir la ministre Anand.

Elle n'a pas caché que le marché pour mettre la main sur ces vaccins, encore en développement, est très concurrentiel. La demande est forte et chaque négociation est unique, a-t-elle indiqué.

« À ce stade, personne ne sait quel vaccin fonctionnera. Nous devons donc avoir plusieurs options disponibles pour les Canadiens.  »

— Une citation de  Anita Anand, ministre des Services publics et de l'Approvisionnement du Canada

Des ententes avec d'autres fournisseurs seront annoncées bientôt, a aussi indiqué la ministre Anand. Des négociations avec AstraZeneca en sont notamment à leur phase finale.

COVID-19         : ce qu'il faut savoir

Des millions investis à Montréal

M. Trudeau a en outre annoncé qu'Ottawa investira 126 millions de dollars sur deux ans dans la construction d'un nouvel établissement de biofabrication au Centre de recherche en thérapeutique en santé humaine.

Cette construction, effectuée dans le cadre d'un partenariat public-privé, doit permettre au Conseil national de recherches Canada (CNRC) d’augmenter la fabrication de vaccins jusqu’à 2 millions de doses par mois d’ici l'an prochain.

« Ces fonds vont permettre de fabriquer des vaccins et ils vont renforcer les partenariats du Conseil national de recherches avec les producteurs de vaccins. L’édifice devrait être prêt au milieu de 2021. »

— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Ottawa va aussi verser 20 millions de dollars par année au centre de recherche pour couvrir ses frais d'exploitation.

 Anita Anand parle dans un micro.

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Anita Anand, en conférence de presse, lundi, à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

La ministre Anand a précisé que l'augmentation de la capacité de production du centre n'a pas de lien avec les ententes de principe conclues avec des pharmaceutiques, qui prévoient produire leur vaccin dans des pays étrangers.

Le gouvernement veut cependant s'assurer de développer des solutions canadiennes pour affronter la COVID-19, comme il l'a fait pour la production d'équipements de protection individuels.

Un éventuel vaccin ne sera pas obligatoire

La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, a pour sa part déclaré qu'un éventuel vaccin contre la maladie ne serait pas obligatoire au Canada.

Le gouvernement continue de croire que les gens doivent avoir le choix de le recevoir ou non, a-t-elle dit, sans compter que certaines personnes ne peuvent pas en recevoir pour des raisons médicales.

« Aucun vaccin n’est imposé par le gouvernement fédéral au Canada. Un vaccin pour la COVID-19 ne sera pas différent. »

— Une citation de  Patty Hajdu, ministre de la Santé du Canada

Dans les faits, aucun vaccin n'est obligatoire à l'échelle fédérale, puisqu'il revient aux provinces de se prononcer à ce sujet.

La ministre Hajdu a d'ailleurs laissé entendre que des provinces pourraient voir les choses d'un oeil différent.

À l'heure actuelle, l'Ontario et le Nouveau-Brunswick exigent une preuve de vaccination pour les élèves du primaire et du secondaire. Des exceptions pour des raisons médicales ou idéologiques sont cependant permises.

La ministre Hajdu n'a cependant pas manqué de souligner que les vaccins demeurent la façon la plus efficace de prévenir la propagation d'un virus à l'heure actuelle.

Ultimement, plus les gens seront vaccinés, plus les gens vulnérables seront protégés, a-t-elle rappelé.

Mme Hajdu a également invité les Canadiens à se tourner vers des sources crédibles d'informations sur les vaccins, pour éviter la désinformation disséminée par exprès en ligne.

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