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Le glyphosate dans la ligne de mire des libéraux et des verts

Un hélicoptère pulvérise du glyphosate sur des terres de la Couronne près de Prince George, en C.-B.

Un hélicoptère pulvérise du glyphosate sur des terres de la Couronne (archives).

Photo : James Steidle

Radio-Canada

Les libéraux s’engagent, s’ils sont portés au pouvoir, à éliminer l’épandage de glyphosate sur les terres publiques au Nouveau-Brunswick au cours des quatre prochaines années. Les verts ont fait une promesse semblable, mais ils s'engagent à y arriver plus rapidement. Ces promesses sont toutefois vivement dénoncées par l'industrie forestière, qui y voit une attaque injustifiée.

L'interdiction inclura l’épandage industriel par les sociétés de la Couronne, y compris Énergie NB, selon le chef Kevin Vickers, de passage à Rogersville lundi matin.

Le chef du Parti libéral Kevin Vickers lors d'un point de presse à Rogersville, le 31 août 2020.

Le chef du Parti libéral Kevin Vickers lors d'un point de presse à Rogersville

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Nous avons écouté les milliers de Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises qui avaient des préoccupations légitimes concernant la pulvérisation d'herbicide contenant du glyphosate, a déclaré le chef libéral.

Au Nouveau-Brunswick, 50 % des terres sont publiques.

Au cours des deux dernières années, Blaine Higgs s'est enfoui la tête dans le sable et a ignoré l'environnement. Nous en ferons une priorité, a ajouté Kevin Vickers.

Il promet également que les revenus de la taxe sur le carbone iront dans des projets qui aident les Néo-Brunswickois de la classe moyenne et qui améliorent les choses pour l'environnement.

Un doublé contre le glyphosate

Le Parti vert s'est lui aussi attaqué au glyphosate plus tard dans la journée. Il a élargi également sa promesse à tous les herbicides.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, veut interdire l’étendage des herbicides.

Photo : Radio-Canada

De passage à Kedgwick, David Coon a affirmé que, si son parti était élu, il arrêterait immédiatement tous les épandages d’herbicides, dont le glyphosate, sur les terres de la Couronne.

Je défendrai ce que veulent les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises. Et avec 35 000 signatures de la pétition Stop Spraying que j’ai présentée à l’Assemblée législative, c’est évident qu’il est temps d’interdire l’utilisation du glyphosate et des autres herbicides dans nos forêts, a lancé David Coon.

Le chef du Parti vert a ajouté qu'il voulait mettre fin à la coupe à blanc des forêts néo-brunswickoise.

L'industrie forestière en colère

L'interdiction d'épandage de glyphosate entraînerait des conséquences non négligeables, a fait valoir Mike Léger, directeur général de Forêt N.-B.

Ces conséquences seraient dans un premier temps d'ordre financier, puisqu'il y aurait 10 % de moins de bois de disponibles. Mais, selon M. Léger, sans glyphosate, une augmentation de la superficie de coupe pour obtenir la même quantité de bois s'imposerait.

Ce dernier a aussi dit ne pas comprendre pourquoi ce sont les terres de la Couronne qui sont visées par cette promesse politique, puisque le glyphosate n'est utilisé que sur 25 % d'entre elles. Je trouve ça très bizarre que les politiques qui sortent sont ciblées seulement sur les terrains de la Couronne, parce que, pour moi, c’est une attaque sur l’industrie forestière, a soutenu Mike Léger.

Si c’est une question d'effet sur la santé humaine, il ne faut pas oublier que ce produit est bien réglementé au Canada et à travers le monde, a-t-il ajouté.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) soutient que ce produit est potentiellement cancérigène. À Santé Canada, on assure qu'il ne pose pas de danger s'il est utilisé selon les normes établies.

Blaine Higgs mise sur le secteur de l'énergie

Pour sa part, le chef du Parti progressiste-conservateur était à Saint-Jean en matinée.

Blaine Higgs en a profité pour faire une annonce en matière d’énergie : il souhaite que le Nouveau-Brunswick devienne un chef de file dans la technologie des petits réacteurs nucléaires modulaires.

Arlene Dunn, candidate pour le Parti progressiste-conservateur pour la région de Saint-Jean-Havre.

Le Parti progressiste-conservateur veut miser sur la nouvelle technologie des petits rédacteurs nucléaires modulaires afin de réduire l'empreinte énergétique de la province.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Nous saisissons cette occasion pour le Nouveau-Brunswick de développer une technologie qui relancera notre province et notre pays tout entier, comme chef de file mondial en matière de réduction des émissions. Nous avons un plan solide pour positionner le Nouveau-Brunswick à l’avant-garde de ce secteur émergent, a déclaré Blaine Higgs dans un communiqué de presse.

Selon les progressistes-conservateurs, cette innovation permettrait de réduire les coûts énergétiques de la province.

Le chef libéral Kevin Vickers a lui aussi promis, au début de la campagne électorale, d'introduire la production de petits réacteurs modulaires dans la province.

Pour ce qui est du chef de l’Alliance de gens, Kris Austin, il a fait campagne dans la région de Fredericton, lundi. Le chef néo-démocrate par intérim, Mackenzie Thomason, a quant à lui assisté à une manifestation réclamant la réduction du financement de la police au profit des services sociaux à Moncton.

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