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Les 8 mai et 2 septembre 1945, on célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale

Foule célébrant à Montréal la victoire le 8 mai 1945.

Les 8 mai et le 15 août 1945, l'Allemagne nazie et le Japon se rendent inconditionnellement aux forces alliées. La Seconde Guerre mondiale est terminée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 2 septembre 1945, on célèbre dans le monde entier, y compris au Canada, la capitulation officielle du Japon qui amène aussi la fin officielle de la Seconde Guerre mondiale. Réécoutons et revoyons l’atmosphère de l’époque dans nos archives.

Une paix en deux temps

Déjà, le 8 mai 1945, les foules étaient en liesse un peu partout dans le monde lorsque l’Allemagne nazie a signé officiellement sa capitulation. La paix revenait en Europe.

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Le jour de la victoire, 7 mai 1995

À la veille des célébrations du 50e anniversaire de la fin officielle de la Seconde Guerre mondiale en Europe, l’émission spéciale Le jour de la victoire, animée par Daniel Lessard, présente des images tournées à Montréal, Ottawa et Toronto le 8 mai 1945.

La foule est très heureuse. Mais elle est aussi soulagée de voir la fin des horreurs d’un conflit qui a vu 42 000 Canadiens mourir au combat entre 1939 et 1945.

Célébrations à Montréal

La célébration de ce soir, rue Sainte-Catherine, ressemble à s’y méprendre aux célébrations du début mai de cette année au moment où l’armistice a été annoncé officiellement avec l’Allemagne.

Roger Baulu, 1945

Cependant, en Asie, la guerre n’était pas terminée.

Dans la première quinzaine d'août 1945, le monde apprend stupéfait que deux bombes, d’une puissance inégalée alors, ont annihilé les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki.

Le 15 août 1945, l’empereur Hiro Hito annonce la capitulation inconditionnelle du Japon face aux forces alliées.

Le décalage horaire de 13 heures entre le Japon et les provinces du Canada central fait que la nouvelle de la reddition japonaise arrive le 14 août en après-midi au Québec et en Ontario.

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Des soldats célébrent la paix sur la colline parlementaire à Ottawa.

Le jour de la victoire, 14 août 1945 (audio)

Photo : Radio-Canada

À Montréal, comme le rappelle le reportage radiophonique de l’animateur Roger Baulu Le jour de la victoire produit le 14 août 1945, le centre-ville est rempli d’une foule qui jubile de la fin du conflit.

Dans un micro-trottoir, on entend la voix d’un jeune garçon heureux de la fin de cette guerre qui lui a pris un frère. Une jeune fille exprime sa joie du retour de son petit ami.

À Québec aussi la population est en fête, comme le rappelle dans ce même reportage le journaliste Roland Lelièvre.

Certaines personnes interrogées expriment leur joie de voir le Japon vaincu.

Roland Lelièvre interroge aussi un prêtre dominicain qui a vécu 12 ans au Japon.

Le père Fournier affirme que cette défaite du Japon représente une rupture dans son histoire jusqu’alors toujours victorieuse.

Le père Fournier croit par ailleurs que cette défaite signifiera la fin de certaines caractéristiques de la société japonaise.

Il espère par exemple voir modifier le rôle de l’empereur jusque-là déifié par son peuple.

Il appelle aussi à mots couverts à la fin des tendances militaristes des gouvernements japonais.

Vandalisme à Halifax

Parfois, des célébrations tournent au cauchemar.

À Halifax, la capitale de la Nouvelle-Écosse, la nouvelle de la fin de la guerre en Europe a provoqué un incident dont on se rappelle peu ailleurs au Canada.

Le centre-ville d'Halifax a été vandalisé par des soldats lorsque les célébrations ont tourné à l'émeute.

C’est ce que nous rappelle un reportage de la journaliste Sophie Desautels présenté à l’émission spéciale Le jour de la victoire du 7 mai 1995 animé par Daniel Lessard.

Le reportage de la journaliste Sophie Desautels s'appuie sur des images exceptionnelles en couleurs prises sur le vif par un commerçant d'Halifax

Halifax est à cette époque la ville d’où sont transportés les soldats qui s’en vont combattre en Europe ou qui en reviennent.

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Le 7 mai 1945, une multitude de soldats se trouvent dans la capitale néo-écossaise. Ils participent aux célébrations de la victoire sans causer de problèmes.

Mais un groupe se disperse dans le centre-ville et commence à s’attaquer aux vitrines des commerces.

Ce sont tout d’abord les magasins où l’on vend de l’alcool et la brasserie Keith qui sont les objets de l’attaque.

Le vandalisme se répand à d’autres établissements. Des soldats volent même des tiroirs-caisses.

Les autorités tardent à réagir. Ce n’est que le lendemain que l’armée canadienne ramène l’ordre dans les rues d’Halifax.

Plus de 300 commerces sont endommagés et 560 personnes sont accusées de méfaits.

Cette émeute, comme la Seconde Guerre mondiale, est demeurée longtemps inscrite dans la mémoire des gens d’Halifax.

Encore plus de nos archives

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