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La pandémie et le clivage Nord-Sud retiennent l'attention à la mi-campagne

Montage de 4 photos des chefs de parti photographiés en août 2020.

Les chefs de parti de gauche à droite : Kris Austin (Alliance des gens), Blaine Higgs (Parti progressiste-conservateur), Kevin Vickers (Parti libéral) et David Coon (Parti vert).

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

À mi-chemin d’une campagne électorale sans grandes annonces, au Nouveau-Brunswick, la pandémie et le clivage politique Nord-Sud retiennent l’attention.

S’il n’y a pas d'enjeu majeur qui ressort de ce début de campagne, le Parti libéral et le Parti progressiste-conservateur se sont resserrés autour de leurs chefs.

Je dirais que c’est le leadership des deux chefs qui est de l’avant, estime le professeur en sciences politiques Roger Ouellette.

Portrait de Roger Ouellette

Roger Ouellette, politologue, n'a pas encore vu de sujet se démarquer lors de cette campagne.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Cette tendance est aussi due au fait qu’il est impossible pour les nouveaux candidats, en temps de pandémie, d’aller à la rencontre des électeurs et de se faire connaître.

Une pandémie qui change la donne

À cause de la pandémie de COVID-19, cette campagne n’est pas tout à fait comme les autres : pas de poignées de main, pas de grands rassemblements. La façon de communiquer avec l’électorat diffère dans ce contexte particulier.

L’ensemble de nos candidats font des appels à la maison. Certains de nos candidats, en sécurité, font du porte-à-porte à distance.

Une citation de :Donald Arseneault, directeur de campagne du Parti libéral du Nouveau-Brunswick

Pour les partis politiques, cela est plus difficile de sonder le pouls de la population.

L’instabilité économique produite par la crise est aussi sur toutes les lèvres.

Louis Léger en entrevue.

Louis Léger, chef de campagne du Parti conservateur.

Photo : Radio-Canada

On voulait une continuité, une stabilité. Au niveau économique on n’est pas sorti du pétrin avec ce qui se passe, analyse Louis Léger, le directeur de campagne du Parti progressiste-conservateur.

Une division Nord-Sud

Après deux semaines, on le voit plus que jamais, l’électorat est divisé entre anglophones du Sud et francophones du Nord. C’est-à-dire les libéraux très forts dans le nord francophone et les progressistes-conservateurs très forts dans le Sud anglophone, explique Roger Ouellette.

À la dernière élection en 2018, la carte électorale était divisée en deux. La situation est identique pour cette nouvelle élection et les partis essaient maintenant de percer dans les circonscriptions détenues par l’adversaire.

La semaine dernière, les libéraux ont pris le temps de visiter le sud de la province.

On va continuer notre message, regarde, on était à Saint-Jean hier. Ils ne nous donnent pas de chance à Saint-Jean. Hier matin, on était à Fredericton. C'est des places où l’on a seulement un député dans chacune de ces deux villes-là.

Donald Arseneault, gérant de campagne pour le Parti libéral.

Selon Donald Arseneault, la priorité numéro un des libéraux est aussi l'économie.

Photo : Radio-Canada

Les progressistes-conservateurs eux misent sur des figures fortes du parti pour espérer gagner quelques voix dans le nord de la province.

Nous, notre priorité, c’est d’avoir des candidats francophones forts. Et on les a, ajoute Louis Léger.

Sur les 49 circonscriptions néo-brunswickoises, la plupart sont à majorité anglophone.

Pour Roger Ouellette, cette configuration donne l’avantage aux progressistes-conservateurs.

Il y a un chemin possible d’une victoire majoritaire des progressistes-conservateurs de M. Higgs sans faire élire des francophones dans le nord de la province. Mais, ce chemin n’est pas possible pour M. Vickers, s’il ne fait pas élire davantage de députés dans le Sud anglophone .

Avec les informations de Sophie Désautels et Margaud Castadère

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