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À 17 ans, l'acteur Finn Wolfhard signe son premier film

Un jeune acteur aux cheveux noir prend la pose pour la caméra devant un fond sombre.

L'acteur canadien Finn Wolfhard s'est entretenu en ligne avec Jay Baruchel samedi lors du festival de film Fantasia.

Photo : afp via getty images / VALERIE MACON

Radio-Canada

Le Canadien Finn Wolfhard, qui a fait ses débuts d’acteur grâce à son rôle de Mike Wheeler dans la populaire série Stranger Things de Netflix, en est à ses premières armes comme scénariste et réalisateur. En entretien avec l’acteur et réalisateur Jay Baruchel samedi lors du festival de film Fantasia, il a témoigné de son amour profond pour le cinéma.

Je veux faire [des films] toute ma vie. Je crois que c’est le meilleur sentiment au monde. Si je peux le faire, et bien le faire, tant mieux. Si je n’ai pas de succès en le faisant, tant pis; je le ferai quand même.

Finn Wolfhard

Il n’y a aucun doute : l’acteur Finn Wolfhard a la piqûre pour l’industrie cinématographique. À seulement 17 ans, il scénarise et réalise son premier film, Night Shifts, un court métrage présenté en primeur cette semaine au festival de films Fantasia.

Le cinéma dans le sang

Depuis qu’il est haut comme trois pommes, Finn Wolfhard sait qu’il souhaite devenir cinéaste. Ainsi, ses parents lui ont conseillé de faire ses premières armes sur les plateaux de tournage. Avec le succès qu’a connu la série Stranger Things, tournée alors qu’il n’avait que 12 ans, on peut affirmer qu’il a fait ses débuts en grand.

J’ai appris beaucoup sur les métiers du cinéma et la réalisation en étant sur ce plateau.

Finn Wolfhard

Mais c’est surtout en 2019, lorsqu’il tournait pour le nouveau Ghostbusters (S.O.S. Fantôme : l’héritage), que ses ambitions de devenir cinéaste ont commencé à se concrétiser pour lui.

Je parlais avec le réalisateur Jason Reitman. Quand je lui ai parlé de mon intérêt de réaliser mon propre film, il m’a dit : "Pourquoi tu ne fais pas un court métrage?" Je suis arrivé avec un idée pour lui, à propos d’un gars qui se réveille dans un film muet et doit crier très fort pour en sortir. Il m’a répondu : "Tu parles d’un média qui est mort; c’est un gros budget et c’est super compliqué à tourner. Pourquoi tu ne te concentres pas plutôt sur un seul endroit avec deux personnages qui se parlent?"

Deux hommes dans un dépanneur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'affiche du film « Night Shifts », réalisé par Finn Wolfhard

Photo : Night Shifts

Finn Wolfhard a pris son conseil au pied de la lettre pour Night Shifts, un film dont l’intrigue se concentre sur deux personnages dans un dépanneur.

Une comédie noire

Influencé par le travail de réalisateurs tels Wes Anderson, Ben Stiller, Spike Jonze ou encore John Cassavetes, le jeune réalisateur a un penchant pour un mélange de genres bien précis.

De mettre des personnages dans une situation sérieuse, très noire, mais de ponctuer le tout de comédie, et d’y ajouter du réalisme magique : c’est le but ultime.

Finn Wolfhard

C’est ce style bien particulier, qui n’est pas sans rappeler celui de Stranger Things, que l’acteur a voulu incorporer dans son court métrage.

Sortant à peine de ses études secondaires, Finn Wolfhard s’est posé la question à savoir quelle serait la situation la plus inconfortable à vivre avec une personne de l’école secondaire. Tout de suite, c’est l’idée du vol qui est ressortie.

Night Shifts raconte ainsi l’histoire de deux amis du secondaire qui se sont perdus de vue et qui se retrouvent dans un dépanneur en plein cambriolage.

Je voulais vraiment que ce soit bizarre, intéressant, comique, et je voulais que ce soit court, que ça dure trois minutes et que ce soit tout.

Les défis d’un premier film

Avec Stranger Things, Ghostbusters, Pinocchio et Ça (It), pour ne nommer que ceux-là, la feuille de route d’acteur de Finn Wolfhard est impressionnante. Il n’en demeure pas moins que ce court métrage était une première expérience pour lui comme réalisateur.

Il y avait cette première prise au début du film, qui est aussi la première prise qu’on a faite. On a eu des problèmes à la faire. Et, déjà, je voyais les autres se dire : "Mais dans quoi nous sommes-nous embarqués?" Puis on a trouvé comment s’en sortir. C’est dur, car tu dois garder ton équipe concentrée, motivée et unie le plus possible.

La pression était d’autant plus élevée que son film a été financé de manière participative par ses admirateurs et admiratrices.

Je ne sais même pas si je le referai, mais je me sens heureux et surpris, surtout de savoir que je peux aller sur les réseaux sociaux pour demander de l’argent et que les gens vont juste me le donner.

Finn Wolfhard

Malgré le syndrome de l’imposteur qui l’habite et les nombreux défis entourant la réalisation solo d’une première œuvre, Finn Wolfhard est plus heureux que jamais, car il fait ce qu’il a toujours voulu, c’est-à-dire tourner des films avec ses amis et amies.

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