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Une pelle hydraulique au pied de la chute Montmorency inquiète les pêcheurs

Vue plongeante sur une pelle hydraulique à l'oeuvre dans l'eau du bassin situé au pied de la chute Montmorency

La vingtaine de pêcheurs qui fréquentent l'endroit pour taquiner, entre autres, le saumon, s'inquiète que les travaux détruisent l'habitat naturel du poisson.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Une pelle hydraulique a les chenilles dans l’eau du bassin de la chute Montmorency depuis mercredi. Au cours des prochaines semaines, le bruit de son marteau-piqueur accompagnera les visiteurs… au grand dam des pêcheurs du coin, qui craignent la destruction d’un écosystème fragile.

L’excavation en cours s’inscrit dans le chantier de l’Expérience Chute, un imposant projet de passerelle unique au monde qui doit amener les curieux au pied de la cascade.

Le creusement du bassin doit permettre de niveler le lit de la rivière pour permettre aux poissons de circuler sous la passerelle. 

L’excavation devrait durer quelques semaines, assure la Sépaq. Elle sera d’au maximum 1 mètre.

Une pelle hydraulique à l'oeuvre dans les eaux du bassin situé au pied de la chute Montmorency.

Les travaux servent à creuser le lit du bassin aux endroits les moins profonds, de façon à ce que les poissons qui fréquentent le secteur puisse nager sous la passerelle semi-submersible qui doit apparaître l'an prochain.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Rien pour rassurer la vingtaine de pêcheurs habitués à taquiner le saumon et la truite dans le bassin.

Il brise le lit de la rivière à la pelle mécanique. Là où il creuse, c’est en plein là où vient frayer le saumon de l’Atlantique, s’inquiète Christian Doiron, qui fréquente l’endroit depuis plusieurs années.

Selon lui, il est sûr et certain que le saumon ne reviendra pas après les travaux.

Un homme arbore une casquette qui affiche un poisson mordant à un hameçon.

Christian Doiron craint que les travaux entamés dans le bassin de la chute Montmorency détruisent l'environnement où les saumons viennent frayer.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Dans les règles de l'art

La Sépaq assure qu’il n’y aura pas d’impact sur l’habitat naturel des poissons, sinon une limite temporaire et mineure aux déplacements des poissons dans une petite portion du bassin.

La société rappelle avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires des ministères de l’Environnement et de la Faune. 

À chaque étape de la réalisation de ces travaux, la Sépaq a le souci de préserver le milieu naturel et s’assure d’utiliser les méthodes les plus respectueuses de l’environnement.

Une citation de :Sépaq

De plus, la Sépaq indique commencer les travaux à ce moment-ci de l’année pour éviter de perturber la période de frai de l’esturgeon jaune, en mai et en juin.

Une pelle hydraulique en action dans le bassin au pied de la chute Montmorency, avec une vue sur le pont de l'île d'Orléans et sur la rive-sud du fleuve.

La pelle hydraulique excave dans les fosses situées à l'ouest de la chute Montmorency.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Nous allons pouvoir pêcher quand ce sera fini, croit Christian Doiron. Mais le chantier en cours, à son avis, détruira irrémédiablement la fosse que les saumons ont l’habitude de fréquenter.

Un imposant chantier de valorisation

Expérience Chute s’inscrit dans un vaste projet de mise en valeur du parc de la Chute-Montmorency, le deuxième site le plus achalandé de Québec. 

D’ici 2024, plus de 40 millions de dollars auront été investis pour améliorer les installations.

La partie inférieure du parc demeurera fermée au public pour le reste de l'année en raison des travaux, qui ont pris du retard en raison de la COVID-19.

De la machinerie lourde aux abords du bassin de la chute Montmorency, vue à travers la végétation luxuriante du parc.

L'imposant chantier nécessite la fermeture de toute la partie inférieure du parc de la chute Montmorency.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Expérience Chute est la clé de voûte du projet. Elle prévoit la construction d’une passerelle semi-submersible reliant les deux rives du bassin, un concept unique au monde, selon la Sépaq, qui permettra de ressentir la beauté et la puissance de la chute.

La structure d’acier s’appuiera sur des ballasts de béton.

En plus de ça, ils vont couler du béton, s’indigne Christian Doiron au nom des pêcheurs qui fréquentent le bassin. Pourquoi? Pour des motivations financières au détriment de l’environnement.

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