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Affaire Jacob Blake : un joueur des BlackJacks d’Ottawa appelle à la mobilisation

Le basketteur Eric Kibi.

Eric Kibi des Blackjacks d’Ottawa appuie ses confrères qui ont boycotté des matchs en soutien au mouvement Black Lives Matter.

Photo : Courtoisie : Marika Guérin

Radio-Canada

Un athlète, « mais avant tout un humain ». C’est ainsi qu’Eric Kibi, basketteur au sein des BlackJacks d’Ottawa, se décrit dans ces temps de tensions raciales qui font échos jusque dans le monde du sport professionnel.

Pour chacun de ses matchs de la saison 2020, Eric Kibi a refusé d’enfiler le jersey réglementaire lors des séances d’échauffement pour porter un chandail en soutien au mouvement Black Lives Matter. Il a été un des rares à le faire au sein de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL), malgré les risques de sanctions. Un geste symbolique, mais d’une grande importance dit-il.

Nous étions peut-être dix joueurs au sein de la ligue à avoir posé ce geste. Nous aurions pu être mis à l'amende, mais la ligue a toléré, raconte Eric Kibi.

L’affaire Jacob Blake, ce père de famille afro-américain de 29 ans atteint par les balles de la police au Wisconsin le 23 août a déclenché un boycottage sans précédent dans le monde du sport professionnel (baseball, basketball, soccer et tennis).

Jeudi au Téléjournal Ottawa-Gatineau, Eric Kibi a qualifié les événements de difficiles se rangeant derrière ses confrères et appelant à la mobilisation.

Ça a démontré que les joueurs, pas seulement dans le basket, sont solidaires avec la population et on est en train de montrer qu’on est vraiment en lutte contre le racisme et la brutalité policière, a-t-il déclaré.

Ça prend un changement. Ce que nous sommes en train de dire, c’est : C’est assez!

Eric Kibi, joueur des BlackJacks d’Ottawa

Eric Kibi a confié avoir été lui-même victime de racisme au cours de son parcours sportif, notamment lors de son passage au Texas, alors qu’il était étudiant. Ces récents événements survenus au Wisconsin ont eu l’effet d’une piqûre de rappel amère, a-t-il confié.

J’ai le même âge que la victime, même qu’on se ressemblait beaucoup physiquement. Ce drame aurait pu arriver à l’un de nous, ou à moi. C’est dur à voir, partage le joueur canado-congolais.

Avec les informations de Samuel Blais-Gauthier

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