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L'affaire Jacob Blake trouve des échos chez des sportifs de la Saskatchewan

Des joueurs de basketball disputant un match.

Dans un communiqué, le porte-parole des Rattlers, Raùl Garcia, souligne que l'équipe est solidaire aux sportifs qui manifestent.

Photo : Radio-Canada / Gregory Wilson

Radio-Canada

L’affaire Jacob Blake, cet Afro-Américain de 29 ans qui s’est fait tirer dans le dos par un policier au Wisconsin, suscite de vives réactions jusqu'en Saskatchewan, où le mouvement de contestation amorcé dans le monde du sport s’est également étendu.

Après avoir reçu sept coups de feu tirés dans son dos lors de son arrestation dimanche passé, Jacob Blake est maintenant paralysé de la taille aux pieds. Le policier qui a tiré les balles n’a pas été arrêté ni inculpé.

Le mouvement de contestation contre la violence policière a depuis repris en force aux États-Unis, trois mois après la mort de George Floyd, et cette vague fait aussi réagir en Saskatchewan.

Des équipes sportives de la province emboîtent le pas de ce mouvement.

Dans un communiqué, Raùl Garcia, le porte-parole de l'équipe de basketball provinciale des Rattlers, souligne que l'équipe est solidaire aux sportifs qui manifestent.

Robinson Opong, qui joue en tant qu’arrière pour les Rattlers, déplore quant à lui l’indifférence qu’il ressent chez certaines personnes.

Ce qui me fait le plus mal, c'est de savoir qu'il y a certaines personnes qui ne se sentent pas aussi interpellées que moi et que plein d'autres personnes. À ces gens-là, j'aimerais juste leur dire que c'est une question d'humanité à ce point-ci.

Robinson Opong, joueur des Rattlers de la Saskatchewan

N'importe quelle race qui se fait traiter de la sorte, on devrait se sentir interpellés en tant qu'humains, estime M. Opong.

De leur côté, les Roughriders de la Saskatchewan affirment soutenir eux aussi les manifestants, rappelant que l’injustice et la violence envers les personnes racisées sont inacceptables.

Dans un gazouillis, le footballeur Shaq Evans a émis certaines critiques après avoir entendu des partisans de l’équipe critiquer le mouvement Black Lives Matter, se demandant même s’il allait poursuivre son contrat avec les Roughriders.

Un organisme fransaskois mise sur la sensibilisation et l'éducation

Sylvie Niyongere, la présidente de la Communauté des Africains francophones de la Saskatchewan (CAFS), condamne fermement la violence et la brutalité policière. L’organisme compte s’inspirer de cet événement pour sensibiliser les jeunes francophones de la province.

Nous, ce que nous faisons, c’est qu’on indique aux enfants ce qui se passe ailleurs pour ne pas que ça se répète ici, en Saskatchewan, explique-t-elle.

L’idée est d’exposer les barrières raciales qui existent, mais qui sont parfois difficiles à reconnaître, indique la présidente.

Un projet de sensibilisation pour les jeunes a d’ailleurs été mis sur pied par le CAFS, mais en raison de la COVID-19, il a dû être interrompu. La moitié des activités ont cependant pu se tenir.

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