•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Avec un prix en poche, de jeunes patineurs d’Iqaluit sont impatients de regagner la glace

L'entraîneuse Martine Dupont regarde un patineur sur la glace.

Le club de patinage de vitesse d'Iqaluit a appris lundi qu'il recevrait une somme de 10 000 $ de Patinage de vitesse Canada.

Photo : Photo fournie par Martine Dupont / Association de patinage de vitesse du Nunavut

L’annulation des Jeux d’hiver de l’Arctique et la levée abrupte de la saison d’entraînements ont miné le moral des troupes, au club de patinage de vitesse d’Iqaluit, au Nunavut, mais un récent prix de 10 000 $ ravive la motivation de l’équipe à se remettre au travail.

Le club a appris lundi que Patinage de vitesse Canada avait retenu leur demande de financement parmi la poignée de candidatures reçues d’un peu partout au pays.

L’enveloppe, financée par l’entreprise Intact Assurance, doit servir à l’achat d’équipement.

L’argent que nous avons demandé [...] va nous donner la possibilité d’acheter des demi-matelas qui sont une sécurité supplémentaire pour nos patineurs quand ils sont sur la glace, explique la directrice de l’Association de patinage de vitesse du Nunavut et entraîneuse pour le club d’Iqaluit, Martine Dupont.

Les matelas devaient initialement être acheminés à Iqaluit cet été par des navires de croisière, mais Transports Canada a interdit aux embarcations de plaisance de naviguer dans les eaux arctiques pour éviter les risques de transmission de la COVID-19 dans les communautés du Nord.

Devant l’impossibilité de se faire livrer son équipement par voie terrestre, l’équipe n’a eu d’autre choix que de se tourner vers l’acheminement par cargo maritime. Ce sont des frais qui sont faramineux pour nous, souligne cependant Martine Dupont. Le côté financier, c’est toujours un gros problème pour nous.

Ici, contrairement au Sud, tout doit être transporté par bateau ou par avion, ce qui augmente considérablement les coûts et complexifie la logistique, complète l’entraîneuse Hayley Roberts. Ça nous demande une préparation supplémentaire.

Des jeunes patineurs du Nunavut rassemblés sur la glace d'un aréna.

L'équipe de patinage de vitesse du Nunavut aux Jeux d'hiver de l'Arctique, en 2018.

Photo : Photo fournie par Martine Dupont / Association de patinage de vitesse du Nunavut

Un retour qui se fait attendre

Avec les restrictions sanitaires toujours en vigueur sur le territoire, les quelque 60 jeunes du club de patinage d’Iqaluit ignorent quand ils pourront enfiler à nouveau leurs patins.

Le plus vite possible, on espère!, lance Martine Dupont.

L’équipe devra d’abord attendre la réouverture de l’un des arénas municipaux, à la mi-octobre, et obtenir l’aval du Bureau du médecin hygiéniste en chef du territoire.

[Les jeunes] ont vraiment hâte de recommencer.

Hayley Roberts, entraîneuse

Leurs compétitions ont littéralement été arrêtées après l’annulation, à la mi-mars, des 50e Jeux d’hiver de l’Arctique de Whitehorse, au Yukon, et la multiplication des restrictions territoriales.

C’est sûr que ça a été un moment de grande déception pour plusieurs, se remémore Martine Dupont. Tout le monde a travaillé fort pendant deux ans pour se rendre là.

Puisqu’il n’existe que deux clubs de patinage de vitesse au Nunavut, elle explique que les compétitions à l’extérieur du territoire sont formatrices pour les jeunes patineurs qui ont l’habitude d’affronter les mêmes athlètes.

Les exposer à patiner avec d’autres gens, c’est super important, parce que sinon c’est comme si tu prenais pour acquise un peu ta position, dit-elle.

Lorsque les restrictions sanitaires se seront suffisamment assouplies, deux athlètes de l’équipe nationale de patinage de vitesse se rendront à Iqaluit, dans le cadre du prix décerné par Patinage de vitesse Canada, pour rencontrer les jeunes athlètes et tenter de nourrir leurs rêves.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !