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Élections au Nouveau-Brunswick : moins de candidates en 2020

Un bureau de scrutin.

Tous les partis ont dû soumettre la liste de leurs candidats à Élections NB d'ici le 28 août en vue des élections générales du 14 septembre.

Photo : CBC

La proportion de candidates aux élections de 2020 au Nouveau-Brunswick est à la baisse. Elles sont 72 sur les bulletins des votes, soit 32  % de toutes les personnes briguant un poste de député. À l’élection provinciale précédente, les femmes représentaient 39 % des personnes candidates.

Selon Élections Nouveau-Brunswick, ce sont 224 personnes qui seront candidates à l’élection, un peu moins qu’en 2018, où on en avait dénombré 241.

Le Parti progressiste-conservateur (PCNB) et le Parti libéral (PLNB) présentent encore une fois cette année des candidats dans toutes les circonscriptions de la province. Les bleus comptent 17 femmes, soit 3 de plus qu’en 2018.

Je suis enthousiasmé par la qualité des candidats qui se sont présentés pour faire partie de notre mission de sauver le Nouveau-Brunswick, a lancé le chef progressiste-conservateur Blaine Higgs, vendredi.

Dix femmes se présentent sous la bannière des rouges, ce qui a manifestement déçu le chef libéral Kevin Vickers. Je vais être franc sur ce point : je suis déçu du nombre de femmes candidates que nous avons dans le parti, a-t-il déclaré.

L’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick s’est réjouie de pouvoir confirmer 36 candidats cette année, 6 de plus qu’en 2018 et un record pour le parti fondé il y a 10 ans. Trois candidats francophones se sont joints à l’équipe, a souligné la formation politique dans un communiqué en anglais. Le parti compte neuf femmes.

Le Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick (NPDNB), dirigé par Mackenzie Thomason, un chef intérimaire, présente 31 candidats. Il y a deux ans, aucun candidat néo-démocrate sur 49 n’avait été élu à l’Assemblée législative. Douze femmes se sont jointes à l’équipe.

Le Parti vert a des candidats dans 47 circonscriptions sur 49, tout comme en 2018. Vingt-cinq d’entre eux, soit plus de la moitié, sont des femmes. Il y a aussi une grande diversité parmi nos candidats, s'est vanté le chef, David Coon. Nous avons des candidats autochtones, des candidats des minorités visibles, des candidats de la communauté LGBTQ. Ce sont des gens de tous les horizons, des petits entrepreneurs, des éducateurs, des artistes et des avocats.

Proportion de femmes candidates

  • PCNB : 17 femmes sur 49 (35 %)
  • PLNB : 10 femmes sur 49 (20 %)
  • PVNB : 25 femmes sur 47 (53 %)
  • AGNB : 9 femmes sur 36 (25 %)
  • NPDNB : 12 femmes sur 31 (37 %)

Le parti KISS, qui signifie Keep It Simple Solutions, compte quant à lui quatre candidats, qui sont tous des hommes. Il y a aussi neuf candidats indépendants, huit hommes et une femme.

Une minute trop tard pour une candidate du Parti vert

Dans la région de Moncton, neuf candidates ont été présentées par le parti jeudi. L’une d'entre elles, Kimberly-Mai Therrien, dans la circonscription de Baie-de-Shediac-Dieppe, n’apparaît toutefois pas sur la liste finale d’Élections Nouveau-Brunswick.

David Coon et les candidates derrière lui qui se tiennent toutes en ligne droite.

David Coon a présenté neuf candidates, jeudi. Huit d'entre elles font partie de la liste finale d'Élections Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Selon Marco Morency, directeur de campagne du Parti vert, la candidature de Mme Therrien a été présentée une minute après l’heure de tombée de 14 h inscrite dans la loi, ce qui lui a valu d’être refusée. Elle s’est présentée à 14 h 01. Elle a été refusée par la directrice de scrutin, a-t-il expliqué.

Les élections hâtives partiellement en cause

Selon le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, le déclenchement d’une élection hâtive d’une durée très courte n’est pas propice au recrutement des femmes, puisque ces dernières ont souvent plus de facteurs à considérer au moment de se lancer en politique.

La recherche démontre que les femmes prennent en moyenne plus de temps que les hommes pour décider de devenir candidates, notamment en raison des nombreuses barrières auxquelles elles font face : environnement politique hostile, harcèlement, violence, conciliation vie personnelle-vie politique, et plus, a expliqué Monique Brideau, présidente par intérim de l'organisme.

Le chef du Parti libéral, Kevin Vickers, partage cette hypothèse. En raison de l'élection anticipée, nous avons été soumis à des contraintes strictes, a dit M. Vickers.

La présidente du Regroupement féministe admet toutefois que la courte période d'élection n'est pas le seul facteur en jeu, puisque les barrières existent depuis longtemps et sont bien ancrées dans le système politique actuel.

Chaque parti doit démontrer une réelle volonté politique de changer les choses. Il doit y avoir un effort et un désir de partager le pouvoir, de se demander qui est à la table - et qui ne l’est pas - et de trouver des solutions concrètes pour assurer une représentativité.

Une citation de :Monique Brideau, présidente par intérim du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick

Pour le moment, seul le Parti vert s'est engagé à assurer la parité homme-femme dans ses rangs. Le chef libéral convient pour sa part qu'il faut faire tout notre possible pour nous assurer d'attirer plus de femmes.

Je suis fier de dire qu'Alice McKim de la circonscription de Saint-Jean-Havre, une transgenre, représentera ce segment de notre société, a déclaré Kevin Vickers.

Les formations politiques du Nouveau-Brunswick avaient jusqu’à vendredi à 14 h pour présenter leur liste finale de candidats dans les 49 circonscriptions de la province, en vue du scrutin du 14 septembre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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