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Inquiétudes face à la rentrée scolaire : des réponses à vos questionnements

Gros plan sur une bouteille de gel désinfectant.

Une bouteille de désinfectant à mains dans une salle de classe (école primaire Laurier, à Montréal, le 24 août 2020).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les derniers préparatifs sont en cours dans les écoles de l’Outaouais et de l’est ontarien afin d’accueillir les élèves à temps pour le début de l’année scolaire. Alors que plusieurs se questionnent au sujet de cette rentrée particulière, Radio-Canada Ottawa-Gatineau répond à vos préoccupations.

L’équipe du Téléjournal Ottawa-Gatineau a réuni virtuellement Sylvie Tremblay, directrice de l’éducation au Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, Nadine Peterson, directrice générale du Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais et Dr Paul Roumeliotis, médecin chef du Bureau de santé de l'est de l'Ontario.

Comment savoir quand garder notre enfant à la maison, puisque plusieurs symptômes de la COVID s’apparentent à ceux du rhume ou de la grippe?

Sylvie Tremblay : En Ontario, on demande à tous les parents de remplir le formulaire d'auto dépistage de l’Ontario tous les matins. Le formulaire est clair à cet effet-là. S’il y a des symptômes qui s’apparentent à ceux de la COVID, mais qui ne sont pas la COVID parce qu’on sait qu’un enfant a un rhume, une grippe ou des allergies, à ce moment-là ce n’est pas à prendre en ligne de compte. Au besoin, les parents pourront communiquer avec l'école pour dire que mon enfant aujourd’hui a des éternuements, le nez qui coule, mais c’est dû essentiellement à ses allergies. Ce sera sur cette bonne foi et un système d’honneur qu’on gardera l’enfant à l'école.

Nadine Peterson : Et c’est toujours de communiquer avec la santé publique. Nous, on ne veut pas s'improviser des experts au niveau des symptômes et des diagnostics. On va vraiment demander aux parents s’ils constatent que l'enfant a des symptômes […] de communiquer avec santé publique et santé publique donnera les directives aux parents si c'est mieux de garder à la maison pour quelques jours en attendant que les symptômes s’estompent [ou si] c’est nécessaire de faire tester l’enfant. On va vraiment se fier à nos experts dans le réseau.

Dr Paul Roumeliotis : C’est vraiment difficile à donner un symptôme [à surveiller]. C’est plutôt un nez qui coule, si on tousse, si on fait de la fièvre, si on a de la diarrhée, si les yeux sont rouges, de la conjonctivite. Ce sont des symptômes principaux. Un pourrait être un signe de COVID. N'importe quel symptôme, les enfants ne devraient pas rentrer à l’école, on va appeler la santé publique et donner les consignes.

Deux enfants masqués marchent pour se rendre à l'école.

Les élèves se préparent à une rentrée marquée par l'empreinte de la COVID-19.

Photo : Associated Press via La Presse canadienne / Chris Dillmann

Mes petits-enfants vont retourner à l’école la semaine prochaine, est-ce que je devrais limiter mes contacts avec eux pour éviter de tomber malade?

Dr Paul Roumeliotis : Il s’agit de vraiment voir l’état de santé de la personne, l’âge de la personne aussi. Surtout si on a des problèmes médicaux, il faut en parler aussi.

Pourquoi est-ce que les plus jeunes ne sont pas obligés de porter le masque?

Sylvie Tremblay : On s’est référé aux autorités de santé. Par contre, la décision qu'on a prise dans notre conseil c'est par rapport aux autobus scolaires. Dans les autobus, tous les élèves vont porter le masque. La proximité jumelée à la durée du trajet nous a incités à rendre le port du masque obligatoire. Mais dans les écoles, on s’en est remis aux autorités de santé publique.

Nadine Peterson : C’est toujours possible de porter le couvre-visage, mais il n’y aura pas d’obligation [pour les plus petits]. On va avoir de l'équipement de protection qui sera disponible dans nos établissements. Il va falloir faire beaucoup de rappel et d’éducation autour de ça et un moment donné je pense que ça va faire partie de nos pratiques.

Une salle de classe avec des élèves.

Les parents qui doivent se rendre dans une des écoles, peu importe la raison, devront aussi remplir le questionnaire d’auto-évaluation avant d’arriver sur les lieux.

Photo : Getty Images / Frederick Florin

Comment nos jeunes élèves vont-ils apprendre à prononcer adéquatement les mots?

Nadine Peterson : Au niveau de l'apprentissage d’une langue, toute la lecture sur les lèvres, la prononciation, c'est très très important. Alors ça devient une problématique au niveau du préscolaire et du premier cycle du primaire. On est présentement en discussion avec santé publique pour voir s’il n'y aurait pas des masques de protection qui est conforme et qui pourrait aussi avoir l’espèce de bande en plastique devant les lèvres.

Je suis tenue de travailler dans deux écoles tout en me déplaçant de classe en classe afin de donner mes cours. Devrais-je m'inquiéter pour ma sécurité?

Dr Paul Roumeliotis : Si on peut l’éviter, ce serait une bonne chose, mais je pense que sinon, ça peut se faire de façon sécuritaire, mais on doit vraiment mettre en place toutes les mesures de précaution. Ça serait l'idéal de ne pas avoir besoin d'aller une école à l'autre, mais il faut être réaliste, des fois ça arrive, mais je ne vois pas ça comme un danger excessif si on prend les bonnes mesures qui sont en place.

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