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Québec vole à la rescousse du centre-ville de Montréal

Le centre-ville de Montréal, de nuit.

L'achalandage dans les commerces du centre-ville de Montréal a grandement diminué en raison du confinement.

Photo : Radio-Canada / Daniel Thomas

La pandémie a frappé fort le coeur de la métropole, déserté par les travailleurs, les étudiants et les touristes. Lors d’une visite dans le Quartier des spectacles, la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la région de Montréal et de la Métropole, Chantal Rouleau, a confirmé une aide financière de 800 000 $ qui vient s’ajouter aux 400 000 $ annoncés cet été par Montréal. Cet investissement servira à créer de l’animation culturelle et à mettre en place une série de réaménagements.

Pour la ministre, il était important de faire un geste fort pour soutenir le secteur. Notre métropole a été durement touchée par la pandémie. Notre appui au Partenariat du Quartier des spectacles, qui propose une foule d’activités originales dans des espaces extérieurs qui le sont tout autant, est nécessaire pour assurer sa vitalité culturelle, économique et touristique, explique Chantal Rouleau.

Le plan de relance comprend l’aménagement de parcours de déambulation, de rues piétonnières et de terrasses communes. À travers quelque 200 prestations surprises, il met de l'avant plus de 150 artistes ainsi que 50 compagnies et organismes artistiques.

Le plan est chapeauté par le Partenariat du Quartier des spectacles. C’est extrêmement difficile pour toutes les salles de spectacle et les artistes [qui] ne travaillent pas. Ce dont je suis fier, c’est qu’on a réussi à faire travailler des artistes, souligne Monique Simard, présidente du conseil d’administration du Partenariat du Quartier des spectacles.

Ce projet de relance du centre-ville a débuté le 31 juillet et se poursuivra jusqu’à l’hiver. Il y a un mois, la Ville de Montréal avait annoncé une aide d’urgence de 400 000 $ pour organiser des activités sur le territoire délimité par le pont Jacques-Cartier, la rue Atwater, la rue Sherbrooke et le fleuve Saint-Laurent.

Un été catastrophique

Les choses vont mal pour les commerçants du centre-ville. Selon le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, l’impact des derniers mois pourrait être catastrophique pour plusieurs commerçants du secteur.

C’est très, très, très difficile, il y a une immense inquiétude chez les commerçants du centre-ville. Les tours à bureaux sont encore loin du taux d’occupation de 25 % autorisé par Québec, il faut prendre des moyens pour attirer les travailleurs, soutient M. Leblanc.

Il espère que les nouveaux fonds débloqués par Québec permettront d’attirer les Montréalais dans le secteur. Michel Leblanc espère par ailleurs que l’aide au loyer sera prolongée et rendue plus flexible. Il demande également à la Ville de baisser la taxation foncière pour donner un coup de pouce aux restaurateurs, hôteliers et commerçants.

Certains quartiers de la métropole ont pu tirer leur épingle du jeu en misant sur le commerce de proximité. Ce n’est pas le cas du centre-ville, dont l’essor dépend majoritairement des visiteurs et des travailleurs, qui tardent à revenir.

Luc Rabouin, maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal et responsable du développement économique et commercial et du design au comité exécutif de la Ville de Montréal, croit que ce genre de mesures est une des clés, sans être la panacée. Il n’y a pas de recette miracle et ça ne va pas régler tous les problèmes. Il manque les 300 000 travailleurs qui, habituellement, font vivre le centre-ville. On est encore dans l’urgence et le centre-ville va être encore dans l’urgence pendant plusieurs mois, résume-t-il.

Selon le chef de projet en aménagement urbain pour le Quartier des spectacles, Marc-André Carignan, la priorité est de créer des espaces conviviaux et sécuritaires. Il faut que ce soit intuitif, pour que les gens se distancient de façon intuitive, parce qu’on veut éviter les rassemblements et autres, dit-il.

Montréal a acquis une expertise dans le domaine des placottoirs et autres espaces de rassemblement extérieurs, qui permettent aux promeneurs de se poser et de profiter de la ville, tout en respectant la distanciation physique.

Avec cette nouvelle annonce, le gouvernement du Québec espère donner un coup de pouce aux commerçants du centre-ville pour les aider à traverser l’automne et pour inciter les citadins à revenir dans le secteur pour faire leurs achats des fêtes.

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