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Une rentrée difficile pour de nombreux élèves de l'école Sophie-Barat

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Un rassemblement s'est tenu jeudi matin devant l'entrée principale de l'école primaire St. Dorothy.

Photo : Radio-Canada / Marie-Isabelle Rochon

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Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des centaines de jeunes du secondaire qui devaient entamer leur année scolaire dans le quartier Ahuntsic, à Montréal, l'ont plutôt commencée dans un établissement primaire de Saint-Michel, jeudi.

C'est que le Centre de services scolaire de Montréal (CCSDM) a dû fermer d'urgence une partie de l'école Sophie-Barat en raison de sa vétusté. Les travaux qui visent à corriger les problèmes structurels et à sécuriser le bâtiment principal de la polyvalente dureront plusieurs mois, selon la direction.

Ainsi, des classes entières de première et deuxième secondaire – une vingtaine, en tout – ont dû être relocalisées à l'école primaire St. Dorothy, qui relève de la Commission scolaire English-Montréal, dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

La décision a été annoncée aux parents plus tôt ce mois-ci, seulement deux semaines avant la rentrée

Or, la distance entre les deux établissements – plus de quatre kilomètres – fait toute la différence du monde, selon les familles touchées, qui constatent que certains jeunes devront passer plus d'une heure dans les transports en commun.

Une alternative demandée

La situation est d'autant plus frustrante pour elles que les bâtiments évacués n'étaient pas occupés l'an dernier par les classes d'enseignement régulier qui ont été transférées dans Saint-Michel, mais bien par celles du secteur enrichi – qui, elles, ont été déplacées dans d'autres locaux de la polyvalente ahuntsicoise.

Les familles touchées ont donc décidé de s'organiser, et c'est dans ce contexte que plusieurs dizaines de parents et d'élèves ont manifesté jeudi matin – jour de la rentrée – devant l'école St. Dorothy.

Ceux-ci réclament l'intervention du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, pour qu'à tout le moins, les jeunes puissent être relocalisés dans une autre école d'Ahuntsic.

Car le CSSDM n'a aucune solution à leur offrir, déplore Mathieu Bédard, porte-parole du comité de parents. On nous laisse avec le problème [et] on nous cause préjudice, dit-il.

« On constate la dégradation, la vétusté du bâtiment – c'est malheureux, ça a été abandonné pendant des décennies, et là on se réveille deux semaines avant la rentrée... On trouve ça inacceptable. »

— Une citation de  Mathieu Bédard, porte-parole du comité de parents de l'école Sophie-Barat

Le pavillon principal est sous haute surveillance depuis plusieurs années, notamment en raison de la fragilité de sa maçonnerie. Le CSSDM avait déposé, à la fin de 2019, une demande de financement de 106 M$ qui incluait aussi la rénovation du toit, mais cette demande n’est maintenant plus adaptée au contexte, indique le ministère de l'Éducation.

La partie jugée dangereuse est celle du côté est du bâtiment. Cette section a été construite il y a presque 100 ans, soit entre 1912 et 1929.

L'école secondaire Sophie-Barat peut en théorie accueillir 1670 élèves. Le tiers d'entre eux ont été relocalisés dans Saint-Michel.

Une pétition dénonçant la situation a recueilli à ce jour plus de 1000 signatures sur Internet.

Avec la collaboration de Marie-Isabelle Rochon

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