•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fin des témoignages dans le procès de Chaput St-Pierre

Le palais de justice de Rouyn-Noranda l'automne.

Le palais de justice de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

David Chaput St-Pierre, accusé d’agression sexuelle, d’agression sexuelle causant des lésions et d’agression sexuelle armée, a longuement témoigné jeudi au palais de justice de Rouyn-Noranda.

L’atmosphère était tendue, et les avocats ont plusieurs fois soulevé des objections quant aux questions posées à l’accusé.

En avant-midi, le Rouynorandien a répondu aux questions de son avocat, Me Pierre Grygiel. M. Chaput St-Pierre a reconnu avoir des pulsions sexuelles et avoir, à certaines reprises, insisté et mis de la pression, tout en affirmant qu’il n’a jamais forcé la présumée victime à poser des gestes avec lesquels elle n’était pas d’accord.

L’accusé a rapporté une version des faits souvent différente de celle de la présumée victime en ce qui concerne leurs relations sexuelles.

Je ne suis pas d’accord avec les accusations parce que ça ne s’est pas produit. Je ne l’ai pas traitée ainsi, comme on me le reproche dans les faits, a-t-il dit.

David Chaput St-Pierre soutient que quand la présumée victime le repoussait, il cessait ses avances.

Contre-interrogatoire

Au cours de l’après-midi, l’avocate de la poursuite, Me Mélanie Gagné, a procédé au contre-interrogatoire de l’accusé.

La question du consentement a d’ailleurs occupé une partie importante de la conversation.

L’accusé estime que, par des gestes, il obtenait le consentement de la présumée victime, et qu’il la traitait convenablement lors de leurs relations sexuelles.

Témoignage contradictoire

Lors de la plaidoirie de la défense, Me Grygiel a remis en question la crédibilité du témoignage de la présumée victime, en se demandant pourquoi elle n’a pas mis un terme à la relation si elle subissait des agressions sexuelles. Le gros bon sens dit que quand il y a un danger, on ne met pas sa main dedans, a-t-il dit. Il a aussi souligné une contradiction du témoignage, que l’avocate de la poursuite a reconnue.

La juge a demandé à la poursuite un engagement de la procureure à fournir des observations écrites et une jurisprudence sur le vice de consentement et comment cela est relié à la preuve.

Me Gagné présentera ces éléments le 3 septembre et l'avocat de la défense y répondra le 10 septembre. La juge Marie-Claude Bélanger prendra l'affaire en délibéré et prévoit rendre sa décision le 24 novembre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !