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Pas d’arts ni de sports à l’extérieur des groupes-classes, tranche Roberge

Un gros plan sur une balle de soccer dans un gymnase intérieur.

Les activités sportives devront être pratiquées à l'intérieur d'un même groupe-classe.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a clarifié un point important de la rentrée 2020. Les activités scolaires artistiques et sportives seront permises uniquement en respectant l’étanchéité des groupes-classes.

La stabilité du groupe-classe, de la bulle-classe, c'est au coeur de notre plan sanitaire. C'est au coeur des mesures qui nous permettent de rouvrir nos écoles, a martelé le ministre dans un point de presse jeudi matin.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

Photo : Radio-Canada

En respectant les groupes-classes, on peut le faire. En éclatant les groupes-classes, on ne peut pas le faire.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

Selon Jean-François Roberge, il est possible de maintenir un bon nombre d’activités en aménageant les groupes-classes en fonction des activités pratiquées par les élèves. Il admet toutefois qu’il va y avoir un peu moins d’activités sportives et artistiques possibles à la rentrée 2020.

Il y a des inquiétudes chez certains parents, a renchéri le premier ministre François Legault en après-midi. On doit faire la preuve qu'on est bien préparé et que les enfants sont mieux en classe qu'à la maison. Une fois qu'on va avoir bien relevé ce défi-là, on pourra peut-être être capable de mettre plus qu'une classe ensemble pour certaines activités.

De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux confirme qu'il réévaluera la situation dans les écoles et ajustera les décisions, au besoin.

Claque au visage

Au Séminaire Saint-François (SSF), à Saint-Augustin-de-Desmaures, le directeur Luc Savoie est tombé en bas de sa chaise en entendant les propos du ministre. Son école secondaire privée est spécialisée dans les programmes de sport-études.

Pour une institution comme la nôtre, et plusieurs autres au Québec, publiques, privées, name it, c'est une claque au visage, il n'y a rien d'autre à dire.

Luc Savoie, directeur du Séminaire Saint-François

Il reproche au gouvernement d’avoir clarifié la situation à peine quelques jours avant la rentrée, au moment où les groupes-classes ont déjà été formés.

La clarté, on va repasser. C’est drôle que la clarté, à deux jours de la rentrée scolaire, on est obligé de sortir dans les médias pour dire : "Il n’y en aura pas de sports". Ça veut dire que personne n’a rien compris avant.

Le directeur anticipe déjà des effets désastreux pour les élèves passionnés de sports. Il n’y a plus rien de ce qu’on avait fait depuis le 10 août dernier qui tient la route, peste le directeur, qui admet être à bout de souffle.

Il trouve notamment absurde que les équipes sportives qui ne sont pas gérées par l’école, les équipes civiles, puissent jouer sur les terrains de soccer et les patinoires du SSF, alors que les élèves n’y auront pas droit. Il compte sur la pression des parents et du milieu scolaire pour convaincre le ministre d’être plus permissif.

Une manifestation est d'ailleurs prévue vendredi à 11 h à la place George-V. Une pétition mise en ligne a également déjà recueilli plus de 16 000 signatures pour réclamer le même traitement que les ligues de sport civiles.

Incohérence

Le député libéral et ex-hockeyeur Enrico Ciccone juge que le gouvernement est incohérent dans sa décision d'interdire les activités parascolaires à l'extérieur des groupes-classes.

Il fait valoir que si les équipes sportives civiles peuvent jouer au soccer et au hockey, il devrait en être de même pour les élèves du primaire et du secondaire, groupe-classe ou non. On me parle de bulle, c’est bien, j’embarque, mais aussitôt que le jeune quitte l’école, il sort de sa bulle. L’aspect bulle avec le sport, ça ne fonctionne tout simplement pas.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Enrico Ciccone est en vidéoconférence avec en arrière-plan une peinture et le drapeau du Québec.

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de sports et de loisirs rappelle aussi que les activités sportives, pour certains élèves, sont essentielles à leur réussite scolaire. C’est une façon aussi d’éviter le décrochage. Il y a un sentiment d’appartenance. [...] C’est pas tout le monde qui a la capacité d’atteindre de grands niveaux académiques, mais ils vont le chercher dans le sport.

Jean-François Roberge a affirmé que son ministère voulait prendre quelques semaines pour évaluer les mesures mises en place pour la rentrée avant d’ouvrir la porte à des assouplissements.

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