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Québec ne fermera pas le réseau des services de garde en cas de 2e vague

Des enfants dans une garderie

La nécessité de permettre aux parents de poursuivre leurs activités professionnelles a aussi pesé dans la prise de décision, a souligné le ministre de la Famille.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Québec ne fermera pas le réseau des services de garde éducatifs en cas de deuxième vague de COVID-19, comme il l’a fait lorsque la maladie a frappé une première fois l’hiver dernier.

C’est ce qu'a confirmé jeudi le ministre de la Famille du Québec, Mathieu Lacombe, au cours d'une conférence de presse donnée en compagnie du ministre de la Santé, Christian Dubé.

Seuls 123 cas de COVID-19 ont été dépistés dans le réseau, dont 57 touchaient des enfants, a révélé le ministre Lacombe. Il s'agit selon lui de nombres marginaux qui prouvent que les mesures en place fonctionnent.

Considérant que c'est un filet social important pour les enfants des milieux plus vulnérables, on a fait le choix [...] de conserver l'ensemble du réseau ouvert.

Mathieu Lacombe, ministre de la Famille du Québec

La nécessité de permettre aux parents de poursuivre leurs activités professionnelles a aussi pesé dans la balance, a souligné M. Lacombe.

Les seuls cas où il pourrait y avoir des fermetures, ce ne sera pas par région, ce sera lorsqu'il y aura une éclosion dans un service de garde éducatif à l'enfance [...], le temps que tout ça se résorbe, a ajouté le ministre.

Si le gouvernement devait décréter [...] des reconfinements sectoriels ou régionaux, les services de garde à l'intérieur de ces régions, même dans ce cas-là, ne fermeraient pas, a précisé Mathieu Lacombe.

On ne reviendrait pas aux services de garde d'urgence qu'on a connus dans les derniers mois.

Ça a été des événements qui ont chamboulé la vie de beaucoup de familles, et on ne reviendra pas à ce mode-là.

Mathieu Lacombe, ministre de la Famille du Québec, au sujet des services de garde d'urgence

Dans une lettre envoyée aux parents, M. Lacombe souligne en outre que la science et l’expérience démontrent que la transmission entre les enfants est faible.

Si le gouvernement devait confiner une région, la fréquentation des services de garde deviendrait optionnelle, indique en outre le ministre dans cette lettre.

Cependant, que votre enfant fréquente ou non son service, vous devrez payer votre contribution, prévient-il. Il en ira de même si un établissement est fermé en raison d’une éclosion.

Si un seul cas de COVID-19 se déclare dans un groupe, il reviendra aux responsables régionaux de la santé publique d'identifier les contacts de la personne infectée.

Quiconque est considéré à risque élevé ou modéré sera retiré du milieu et testé.

Si plusieurs cas de la maladie sont confirmés à l'intérieur d'un même groupe ou de plusieurs groupes d'un même établissement, les autorités régionales de la santé publique devront évaluer l'opportunité de décréter une fermeture.

Un outil en ligne pour les parents

Pour aider les parents à décider dans quels cas ils devraient garder leurs enfants à la maison, Québec a mis en ligne un outil d’aide à la décision à leur intention (Nouvelle fenêtre).

Les parents qui n’ont pas accès à Internet peuvent aussi appeler au 1 877 644-4545 pour parler à une personne qui le fera à leur place.

Le Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique, a tout de même abordé en conférence de presse quelques cas de figure susceptibles de soulever des questions.

La première journée [où] vous avez un enfant qui a le nez qui coule et que l’enfant ne [se sent] pas bien, on va demander aux parents de l’observer et de le garder [à la maison] pour cette journée-là et de remplir ce questionnaire en ligne.

Si le lendemain, l’enfant va bien, mais qu’il y a seulement le nez qui coule, il peut continuer à fréquenter sa garderie, a-t-il dit.

S’il présente un second symptôme, le conseil que vous allez avoir avec l’outil c’est : vous allez consulter maintenant.

Le message c’est que pour juste un écoulement nasal, sans autre symptôme, il n’y a pas besoin que l’enfant soit mis en isolement.

Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique

Le Dr Massé a aussi indiqué que les frères et sœurs d’un enfant qui a des symptômes n’ont pas besoin d’être retirés d’un milieu de garde s’ils n’en présentent pas eux-mêmes.

Par contre, si le premier enfant qui a des symptômes devient positif, évidemment les autres doivent être retirés, ils doivent faire l'objet d'une enquête, a-t-il expliqué.

Et comme c’est des contacts étroits à l’intérieur de la même famille, et eux et les parents devraient être testés pour voir s’ils sont positifs, donc s’isoler [pendant] cette période-là.

Le ministre Lacombe a par ailleurs indiqué que 322 services de garde en milieu familial ont choisi de fermer leurs portes cet été, ce qui est un peu plus élevé que les 279 qui avaient fait de même l’an dernier.

Ce n’est pas catastrophique, a-t-il indiqué.

La pandémie peut expliquer certaines fermetures, a-t-il convenu, mais il s’agissait d’une tendance qui se vérifiait avant et qui peut s’expliquer par le plus grand nombre de places disponibles dans des centres de la petite enfance.

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