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Montréal dévoile sa stratégie pour héberger les itinérants cet automne

Montréal offrira plus de 850 places d'hébergement aux itinérants et 200 de plus cet hiver.

Un itinérant dort dans l'une des chambres de l'ancien hôpital Royal Victoria.

Les lits offerts aux itinérants dans l'ancien hôpital Royal Victoria ont été divisés en trois zones (rouge, jaune et vert) selon les risques de contamination ou de contagion liés à la COVID-19.

Photo : Ivanoh Demers

La Ville de Montréal mise sur trois centres d’hébergement d’urgence pour accueillir des centaines d'itinérants au cours de la prochaine année pour compenser la fermeture graduelle des sites d’hébergement temporaires ouverts durant la pandémie.

Suivant le Plan de transition en itinérance présenté jeudi matin par la mairesse Valérie Plante et le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, les services temporaires d’hébergement d’urgence et de stabilisation résidentielle seront regroupés dans l’ancien hôpital Royal Victoria, au Complexe Guy-Favreau et dans l’ancien YMCA de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Ces trois sites sont destinés à remplacer les services d’aide et d’hébergement d’urgence aménagés pendant la pandémie par la Ville et ses partenaires dans des arénas, des centres sportifs et divers lieux inutilisés où les itinérants pouvaient obtenir un lit, un repas et de l'assistance pendant les semaines de confinement.

Ce plan est nécessaire, car les lieux qu’on a réquisitionnés pendant la crise ont dû retrouver leur vocation initiale.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Plutôt que de supprimer ces mesures temporaires qui arrivent à terme, la Ville a décidé de maintenir ces centaines de lits créés en les regroupant dans ces trois sites.

Les trois immeubles offriront donc de l’hébergement et divers services aux sans-abri de la métropole au moins jusqu’au 31 mars 2021, prévoit le plan de transition.

Un homme écrit assis à une table.

Montréal compte offrir 850 places d'hébergement d'urgence au total cet automne et 200 de plus cet hiver.

Photo : Ivanoh Demers

Déjà utilisé par le passé pour accueillir des personnes sans abri, l'ancien hôpital Royal Victoria offre, depuis juillet, 200 places d'hébergement en collaboration avec les organismes Mission Bon Accueil, Mission Old Brewery et la Maison du Père.

Un étage est par ailleurs consacré aux personnes atteintes de la COVID-19 ou en attente des résultats d'un test de dépistage. Un étage est aussi réservé aux femmes.

Au Complexe Guy-Favreau, une cinquantaine de lits d'urgence sont disponibles depuis le 19 août dernier pour venir en aide aux Autochtones et aux Inuit en situation d'itinérance.

Et à compter du 31 août prochain, l’ancien YMCA Hochelaga offrira 65 lits d'hébergement d’urgence en collaboration avec les organismes CAP Saint-Barnabé et CARE Montréal. Les deux organismes offriront également de nouvelles places dans leurs sites, incluant un espace dédié aux jeunes, précise le communiqué de la Ville de Montréal.

850 lits et 200 de plus pour l'hiver

Selon la Ville, les itinérants montréalais bénéficieront au total de 850 places d’hébergement cet automne en tenant compte de toutes les ressources disponibles sur le territoire.

Le plan prévoit également l’ajout de 200 lits supplémentaires à haut seuil d’accessibilité cet hiver dans la métropole. L’endroit où ces lits seront aménagés n’a pas été précisé.

La participation du gouvernement du Québec au Plan de transition en itinérance de Montréal permettra aussi à 200 personnes itinérantes de bénéficier d'un accompagnement personnalisé pour se loger de façon permanente dans le cadre du programme de supplément au loyer de la Société d’habitation du Québec.

Pour la mairesse Valérie Plante, l'itinérance n'est pas apparue avec la COVID-19, mais la pandémie a révélé l'ampleur des besoins en matière d'hébergement d'urgence et d'itinérance à Montréal. Des problèmes qui ont été amplifiés par la crise, souligne-t-elle.

Cette crise a fait ressortir une précarité qui était là, qui était sous-jacente. On la voyait par moment, mais là, on l’a vue au grand jour.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Quand on travaille en équipe, on est capable de trouver des solutions rapides, efficaces. Et pour moi c'est très porteur de ce qui doit être fait dans l'avenir.

La mairesse n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler aux autorités provinciales et fédérales le rôle qu'elles ont à jouer en soulignant notamment que l’enveloppe monétaire promise dans le cadre de l’entente bilatérale sur le logement soit encore prise entre Québec et Ottawa.

Il faut trouver une solution parce que cet argent, il existe, et les besoins sont là, a plaidé Valérie Plante.

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