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« Ce n’est pas encore parfait, mais ça va bien », dit le ministre Roberge

Des enfants et des parents pour la rentrée scolaire.

C'est jour de rentrée scolaire à l'école Laurier à Montréal, en ce jeudi 27 août 2020.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Depuis l’École des Moissons à Repentigny, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge s’est voulu optimiste en parlant d’une rentrée scolaire qui, quoique particulière en raison de la pandémie, se déroule bien.

Ce n’est pas encore parfait, mais ça va bien, a-t-il dit en conférence de presse après avoir échangé avec des parents et des élèves dans la cour d’école.

M. Roberge en a profité pour rappeler les consignes sanitaires mises en place dans les écoles à sa demande, disant qu’il était crucial de les respecter.

C’est grâce à ces consignes qu’on peut éviter la fermeture des écoles.

Une citation de :Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge

La distanciation physique est établie à certains endroits avec des marques au sol et sur des tables. Le couvre-visage devra être porté dans les corridors et certaines salles communes des écoles par les élèves à partir de la 5e année.

Bien qu'il soit recommandé, le port du couvre-visage ne sera pas obligatoire pour les élèves du préscolaire et des deux premiers cycles du primaire.

Parmi les mesures établies, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) signale que les élèves seront organisés en groupes et demeureront dans les mêmes locaux d'une journée à l'autre; ce seront les enseignants qui se déplaceront d'un groupe à l'autre.

Les projets particuliers, les cours à option choisis et les horaires seront pris en compte dans la création de ces groupes.

Le gouvernement du Québec prévoit, dans son plan, que seuls les enfants ayant un problème de santé particulier ou dont les parents sont à risque peuvent être exemptés de venir à l'école.

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge fait valoir que les balises sont claires et que les écoles sont prêtes à accueillir les enfants de manière sécuritaire et à leur offrir tout le soutien nécessaire.

Des parents et des enfants dans une cour d'école.

La Fédération québécoise des directions d'établissement scolaire estime qu'il manque au moins 1000 enseignants cette année au Québec pour pourvoir tous les postes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des cas de COVID dans le personnel à Montréal

Le ministre s'est fait rassurant quant à l'information voulant que trois membres du personnel d'écoles relevant du Centre de service scolaire de la Pointe-de-l'Île aient contracté la COVID-19.

Le ministre Roberge a rappelé l’engagement de son gouvernement en termes de transparence.

Aussitôt qu’il y a un cas, les parents seront avisés.[…] on n’a rien à cacher.

Une citation de :Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge

La découverte de ces cas a mené à la mise en quarantaine de certains de leurs collègues de travail. Ils doivent aussi se prêter au test de dépistage de la COVID-19, a indiqué en entrevue à RDI matin Sylvain Mallette, directeur de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), qui s'est d'ailleurs dit satisfait de la réponse des centres de services scolaires.

Cela veut dire que les mécanismes de protection ont fonctionné, mais cela veut dire qu’il faut être excessivement vigilant pour s’assurer que l’ensemble des personnes, des parents, les élèves, le personnel respectent les règles de sécurité. C’est un virus qui n’est pas vaincu .

Une citation de :Sylvain Mallette, directeur de la Fédération autonome de l'enseignement

La Santé publique a d'ailleurs confirmé que la rentrée pouvait aller de l'avant sans problème dans les établissements concernés.

Le choix de garder les enfants à la maison

C’est un droit au Québec, bien mieux balisé qu’avant, a reconnu le ministre Roberge tout en relativisant le nombre de parents ayant fait le choix de l’école à la maison pour leurs enfants.

Ils sont bien en bas de 1 % […] ce n’est pas un mouvement de masse, a dit le ministre.

Que fera Québec de sa part des 2 milliards d'Ottawa?

Appelé à réagir sur l’enveloppe de 2 milliards de dollars annoncée par le gouvernement fédéral au profit des provinces, M. Roberge a indiqué qu'il comptait utiliser une partie des ressources pour améliorer le transport scolaire et rendre disponibles d’autres matériels.

En consacrera-t-il une partie pour recruter des enseignants pour faire face à la pénurie de personnel?

Le ministre s'est montré expéditif en rappelant que Québec y a déjà mis les ressources nécessaires.

On a mis beaucoup d’argent pour recruter des enseignants avant l’annonce fédérale.

Une citation de :Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge

La Fédération québécoise des directions d'établissement scolaire estime qu'il manque au moins 1000 enseignants cette année au Québec pour pourvoir tous les postes et les contrats.

Ce chiffre englobe les nouveaux postes à pourvoir, mais aussi les remplacements à assurer pour des congés de maternité ou des congés de maladie, a expliqué plus tôt le directeur de la Fédération autonome de l'enseignement

.On était déjà en pénurie de personnel avant la pandémie qui vient aggraver un phénomène qui existe depuis plusieurs années, a rappelé M. Mallette.

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