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La popularité de l’école à la maison en hausse au Québec

Les demandes ont doublé dans certains centres de services scolaires, notamment dans la grande région de Montréal.

Julie Guilbault et son fils Hugo

Julie Guilbault a choisi l'enseignement à la maison pour son fils Hugo.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré toutes les mesures sanitaires adoptées pour la rentrée scolaire, on remarque une augmentation de 39 % des inscriptions pour l'école à la maison cette année au Québec.

Selon le ministère de l’Éducation, le nombre d’enfants inscrits à l'enseignement à la maison était, au 10 mars 2020, de 5964 pour l'année scolaire 2019-2020.

Pour l'année scolaire 2020-2021, en date du 24 août 2020, 8304 enfants étaient déclarés en enseignement à la maison.

Hugo Gaouette, 13 ans, passera sa deuxième année du secondaire à la maison.

Sa mère, réticente quant aux mesures sanitaires imposées par le gouvernement, a choisi l'enseignement à la maison.

« Il doit rester dans son local, à moins d'aller aux toilettes, jusqu'à 16 h. Ce n'est pas l'école, ça. Ce n'est pas un milieu d'apprentissage. C'est enfermer des enfants puis les bourrer de connaissances, du par cœur. »

— Une citation de  Julie Guilbault, la mère d’Hugo

S’il y a une éclosion dans un groupe, non seulement mon gars n'en fera pas partie, mais au lieu d'avoir 30 élèves contaminés d'un coup, peut-être qu'il va y en avoir juste 26 ou 27, dit-elle.

Comme tous les ados, je n'aime pas vraiment ça l'école. Faire l'école à la maison, j'ai l'impression que ça va être mieux pour moi. J'aime le calme, quand je travaille, surtout, plaide Hugo Gaouette.

Le cas de Julie et de son fils illustre une tendance au Québec. Les demandes ont doublé dans certains centres de services scolaires. C'est le cas, entre autres, dans la grande région de Montréal et dans Chaudière-Appalaches.

Des préjugés

L’Association québécoise pour l'éducation à domicile (AQED) affirme qu’elle a dépassé les 1500 membres mercredi. Et le téléphone n’arrête pas de sonner.

Marine Dumond, la présidente de l’AQED

Marine Dumond, présidente de l’AQED

Photo : Radio-Canada

L'école à la maison, c'est un droit. On n’a pas à demander l'autorisation, mais on a à notifier le gouvernement que l'enfant ne fréquenterait pas le milieu scolaire, affirme Marine Dumond, présidente de l’AQED.

Ensuite, une personne du ministère assure le suivi. Un plan d'apprentissage doit être soumis puis accepté. À la fin de l'année, l'enfant se fait évaluer, explique-t-elle.

Marie-Christine Lebel, elle, enseigne à son fils aîné depuis deux ans. Ce concept fonctionne très bien, selon elle, mais les préjugés sont bien présents. Ils sont surtout liés au manque de socialisation que l'école à la maison engendrerait.

Quand on fait l'école à la maison, les enfants choisissent avec qui ils veulent jouer, estime Marie-Christine Lebel.

Dans le milieu scolaire, les enfants ont un temps [limité]. Ils ne peuvent pas socialiser quand ils veulent, fait-elle remarquer.

D’après le reportage de Marie-Michelle Lauzon

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