•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Voie de contournement à Lac-Mégantic : les citoyens partagent leurs inquiétudes à la CPTAQ

Les rails du chemin de fer qui traverse le centre-ville de Lac-Mégantic.

Des rails du chemin de fer qui traverse Lac-Mégantic.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) était de passage à Lac-Mégantic mercredi pour entendre les préoccupations d’une dizaine de citoyens touchés par la construction de la voie de contournement ferroviaire.

Il faudra procéder à plus de 80 expropriations, totales ou en partie, pour construire la voie de 12 kilomètres.

70 % de la voie de contournement sera située en zone agricole. Le projet nécessitera la destruction de 83 hectares de terres agricoles, c’est pourquoi la CPTAQ doit donner son autorisation pour aller de l'avant.

La Commission a dit être en accord avec le projet en mars dernier, mais sous certaines conditions, notamment de ne pas élargir l'emprise ferroviaire et de végétaliser les déblais.

Les délais qui ne pourront pas être végétalisés devront être entreposés ailleurs que sur des terres agricoles. Une situation qui inquiète Roger Carrier, qui possède des terres agricoles dans le secteur de Frontenac.

On va être expropriés pour amener des déblais, c’est à dire, des roches, des souches, de la terre, n’importe quoi qui a rapport à cette construction-là et ça nous agace. Je pense qu'on pourrait trouver une place en zone blanche pour stocker ces déblais-là, a-t-il suggéré.

Les représentants de Transports Canada, qui étaient sur place mercredi, ont indiqué qu'ils feraient tout en leur pouvoir pour réutiliser le plus de matières possible.

L’accès aux terres encore en négociations

Les citoyens ont également soulevé la question de l’entretien des infrastructures qui leur permettront d'accéder en tout temps à leurs terres scindées par la voie de contournement.

Une trentaine d’entre eux demandent que le gouvernement oblige le CP, la compagnie ferroviaire, à entretenir les infrastructures qui seront construites pour leur permettre d’accéder à leur terre. Un point qui achoppe encore dans les négociations entre l'Union des producteurs agricoles (UPA) et Transports Canada.

Le processus d’expropriation risque d’être très long s’ils veulent [négocier] avec 33 propriétaires, a indiqué le président du syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy. Après avoir essayé encore une fois de rencontrer ces autorités-là, on va demander une rencontre avec les autorités politiques.

On est content que les citoyens soient accompagnés par l’UPA pour s’assurer que les compensations soient justes, équitables et que l’ensemble des éléments soient pris en compte, a pour sa part affirmé la mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin […] On suit ça de près, je pense qu’il y a une bonne écoute de Transports Canada et ultimement on souhaite que les impacts soient le plus réduits possible.

La CPTAQ n'a pas été en mesure de dire quand elle rendra sa décision. Elle pourrait soit accepter, modifier ou refuser le projet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !