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La réforme municipale au Nouveau-Brunswick passe-t-elle par un gouvernement majoritaire?

Le panneau indiquant le début de la ville de Dieppe.

Les municipalités demandent au prochain gouvernement de réduire l'écart entre l'impôt foncier prélevé à leurs résidents et ceux des districts de services locaux (DSL).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef progressiste-conservateur Blaine Higgs demande un mandat majoritaire aux Néo-Brunswickois pour obtenir, dit-il, une plus grande stabilité. S'il a donné peu de détails sur ce qu'il veut accomplir avec plus de pouvoir à l'Assemblée législative, il a à tout le moins indiqué qu'il comptait mettre en branle une réforme municipale.

Mais encore une fois, le chef a été avare de détails quant à la mouture que prendrait une telle réforme sous un gouvernement progressiste-conservateur.

Nous devons avoir un système de gestion régionale, qui inclut les districts de services locaux, affirme Blaine Higgs.

M. Higgs n’a toutefois pas communiqué les détails de la stratégie qui serait employée pour inclure les DSL. Il assure qu'il ne forcerait pas leur fusion avec les municipalités.

Le chef donne toutefois raison aux résidents des DSL de ne pas vouloir payer le même niveau de taxe que ceux des municipalités.

Le maire d'Atholville, Michel Soucy, déplore le peu de communications avec le dernier gouvernement progressiste-conservateur. L'équité fiscale entre municipalités et les DSL est au cœur des revendications des municipalités.

Un homme sourit devant une webcam.

Michel Soucy, maire d'Atholville au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada

On veut s'assurer que s'il y a réforme au niveau provincial, une réforme municipale, que le gouvernement qui soit en place prenne le temps vraiment de nous écouter, demande Michel Soucy.

Si on peut s'entraider sur les services qu'on peut offrir, on peut investir ailleurs afin de mieux se positionner sur le niveau économique pour l'avenir de nos régions, poursuit-il.

Les résidents des municipalités incorporées paient environ un dollar cinquante par tranche de 100 dollars d'évaluation foncière. Dans les DSL il en coûte en moyenne un peu moins d'un dollar. Les municipalités demandent au prochain gouvernement de réduire cet écart.

Le maire de Dieppe, Yvon Lapierre abonde en ce sens. C'est une chose qui doit changer, c'est nécessaire de changer. Il faut que les DSL paient leur part, exige-t-il.

Yvon Lapierre, souriant, dans la réception de l'hôtel de ville de Dieppe

Yvon Lapierre, maire de Dieppe (archives).

Photo : CBC/Shane Magee

Le maire de Dieppe estime que trop de résidents aux alentours de sa ville profitent amplement des services , sans payer leur juste part. Il propose la fin du régime des DSL.

Le maire d’Atholville préconise quant à lui une approche où les DSL qui accepteraient de se regrouper pourraient obtenir un financement conditionnel. Si nous voulons que les régions travaillent sur une base régionale, il faut arriver et avoir un incitatif, reconnaît-il.

S’il leur promet d’agir à la condition d’obtenir un gouvernement majoritaire, Blaine Higgs n'explique pas s'il compte à la fois satisfaire les municipalités et les DSL ou choisir un des deux camps.

D’après le reportage de Jean-Philippe Hugues

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