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Pas de test obligatoire pour les élèves ontariens symptomatiques

Des élèves qui portent des masques et sont assis loin les uns des autres consultent leur tablette.

Les enfants ne seront pas tenus de subir un test de dépistage, même s'ils ont des symptômes.

Photo : Shutterstock/AnnaStills

Radio-Canada

Le gouvernement Ford n'exigera pas que les élèves qui ont des symptômes subissent des tests de dépistage de la COVID-19, mais ils seront isolés et renvoyés à la maison.

Le gouvernement Ford a fait parvenir mercredi des instructions détaillées à l'intention des conseils scolaires pour la gestion des éclosions en milieu scolaire, y compris chez les élèves, les parents, le personnel enseignant et les chauffeurs d'autobus scolaires.

Les élèves présentant des symptômes de la COVID-19 devront être isolés dans un local désigné par l'école et accompagnés par au moins un membre du personnel muni d'équipement de protection individuelle, puis renvoyés à la maison. Puisque les symptômes de la COVID-19 sont variés (diarrhée, toux, courbatures, etc.), le ministère conseille de renvoyer les élèves à la maison dès qu'ils se sentent malades, et demande aux parents d'être vigilants.

Pas de dépistage obligatoire

Les tests de dépistages ne seront toutefois pas obligatoires pour les élèves renvoyés à la maison. Le ministère conseille au minimum un isolement de 14 jours et de consulter un médecin. Si l'enfant effectue un test cependant et que le résultat s'avère négatif, il pourra retourner à l'école dans les 24 heures suivant la fin des symptômes.

Le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, écoute lors d'une conférence de presse.

Le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario

Photo : La Presse canadienne / Jack Boland

Le médecin hygiéniste en chef, le Dr David Williams, a expliqué qu’avec l’arrivée de l’automne, il est probable que beaucoup d’enfants tomberont malades. Ils pourraient avoir le rhume, la grippe, une infection respiratoire, et pas nécessairement la COVID.

Les symptômes légers de la COVID ressemblent à ceux de l’influenza et d’autres virus respiratoires, précise-t-il. Si l’enfant est malade, il ne doit pas aller à l’école jusqu’à ce qu’on sache de quoi il en retourne.

Le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef

Selon l’opinion du médecin de famille ou de l’infirmière, les antécédents de santé de l’enfant et la présence ou non de coronavirus dans la communauté, les parents pourront décider si l’enfant doit subir un test, a-t-il expliqué.

Nous croyons que la décision revient aux parents, a conclu le Dr Williams.

Si un parent est déclaré positif à la suite d'un test de dépistage, il ne sera pas obligé d'informer l'école, mais le ministère de l'Éducation le recommande fortement. Sans surprise, les enfants du même ménage devront ensuite s'isoler pendant 14 jours.

Un enfant enlace son père dans la cour d'école.

Le ministre de l'Éducation a souligné que les écoles devaient rouvrir, pour le bien-être des enfants, et parce que les parents retournent travailler.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le ministre de l’Éducation assure que les parents seront avisés rapidement si leur enfant a été en contact avec une personne atteinte de la COVID-19.

Le premier ministre et moi avons été très clairs depuis le début de la pandémie : nous voulons que vous ayez accès à la même information que nous, a déclaré Stephen Lecce.

Vous devez prendre une décision difficile, mais sachez que si votre enfant rentre à l’école, il sera en sécurité.

Stephen Lecce, ministre de l’Éducation

Le coroner en chef, le Dr Dirk Huyer, sera responsable du contrôle des éclosions dans les écoles, dans les garderies, dans le secteur de l’agriculture et dans celui de la santé, ce qui inclut les soins de longue durée.

Le premier ministre lui avait auparavant confié la coordination des efforts de dépistage.

Un homme dans un complet bleu parle en conférence de presse.

Le Dr Dirk Huyer devient responsable de la prévention et du contrôle des éclosions, notamment dans les écoles.

Photo : Radio-Canada / Cédric Lizotte

Définition d'une éclosion

Les ministères de la Santé et de l'Éducation ont aussi publié une définition claire de ce qui constitue une éclosion dans une école : au moins deux cas de COVID-19 confirmés dans une période de 14 jours parmi les élèves et/ou le personnel. Il faut aussi pouvoir présumer de façon raisonnable qu’au moins une personne a contracté l’infection dans le milieu scolaire (école, transports scolaires, services de garde d’enfants avant et après l’école).

Le bureau de santé publique local effectuera le traçage des contacts et désignera les cohortes pour lesquelles le risque d’exposition est élevé et dont l’isolement est nécessaire.

Le gouvernement Ford estime aussi que les écoles pourront rouvrir même si une éclosion est toujours active au sein de l'établissement. Les cohortes pour lesquelles il n’existe aucune preuve de transmission pourront être progressivement réintégrées, écrit le ministère, notamment en raison de résultats des tests de dépistage. Des mesures préventives supplémentaires et une surveillance accrue seront mises sur pied. Le bureau de santé publique déterminera quand l'éclosion est terminée.

Le ministère demande à tous les conseils scolaires d'intégrer à leur site web une rubrique offrant des conseils sur la COVID-19. Ils devront aussi afficher des informations sur les cas confirmés qui impliquent un élève ou un membre du personnel en milieu scolaire. Les cas confirmés chez les proches des élèves ou du personnel ne seront toutefois pas affichés. Si la santé publique estime qu'une classe, une cohorte ou une école entière doit être fermée, les parents, les élèves et le personnel seront informés immédiatement.

En faveur des tests de dépistage

La chef de l’opposition, Andrea Horwath, estime que les nouvelles directives ne vont pas assez loin.

À son avis, le plan dévoilé par le gouvernement Ford ne prévoit rien pour augmenter les tests de dépistage en milieu scolaire ou pour s’assurer que le personnel malade puisse profiter d’un congé payé pour rester à la maison et se soigner.

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO, répond à une question en conférence de presse.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

Photo : Radio-Canada

Rémi Sabourin de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) estime que les tests de dépistage devraient être obligatoires en cas d'éclosion.

Les élèves et les enseignants de cette cohorte-là vont continuer de vivre ensemble et ce n'est peut-être que cinq, six ou sept jours plus tard qu'on aura un résultat, déplore-t-il.

Savoir où on s'en va

La présidente de l'Association des conseils scolaires publics anglais de l'Ontario a déclaré que les conseils scolaires de la province s'affairaient toujours, mercredi, à prendre connaissance des consignes de la province qu'ils ont reçues en même temps que les médias.

Une enseignante qui porte un gant travaille à son ordinateur portable.

L'Association des conseils scolaires publics anglais est heureuse de recevoir enfin les directives.

Photo : CBC/Ben Nelms

Nous sommes juste heureux d’avoir enfin le document, car nous avons entendu les questions des parents et des enseignants au cours des deux ou trois dernières semaines, a déclaré Cathy Abraham.

Pour les parents, c’est la différence entre envoyer les enfants à l’école ou non.

Cathy Abraham, présidente de l'Association des conseils scolaires publics anglais de l'Ontario

Mme Abraham a constaté après une lecture rapide du document que les conseils scolaires devraient s’appuyer grandement sur l’expertise des bureaux de santé publique.

L’Association médicale de l’Ontario, qui représente 43 000 médecins, assure que les médecins hygiénistes de la province collaboreront étroitement avec le gouvernement et les écoles pour éviter un autre confinement. L’approche sera adaptée à la situation locale, précise l’association dans un communiqué.

Avec les informations de Natasha MacDonald-Dupuis et de La Presse canadienne

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