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Grossesse et pandémie : une étude pour évaluer les impacts du stress dans différentes régions

Ventre de femme enceinte.

Attendre un enfant en temps de pandémie peut être stressant. (archives)

Photo : iStock

Une équipe de chercheurs à l’Institut national de recherche scientifique (INRS) étudiera comment le stress en temps de pandémie affecte les femmes enceintes et leurs enfants, et comment ce stress varie dans différentes régions du Québec, dont l’Abitibi-Témiscamingue.

Cathy Vaillancourt, directrice du réseau de recherche intersectorielle en santé de l’Université du Québec, et ses collègues mèneront l’étude Résilience et stress périnatal en temps de pandémie au Québec (RESPPA).

La professeure Vaillancourt explique qu’à l’aide d’échantillons de placentas et de questionnaires, l’étude tentera de déterminer si certains types d’hormones, comme la sérotonine, affectent la mère durant la grossesse et pourraient prédire un risque chez les enfants de développer certains troubles cognitifs, par exemple.

Plus on a d’éléments de diagnostic précoces, comme des marqueurs qui permettraient de dire que les enfants risquent de développer des pathologies par le niveau placentaire, ça permet d’intervenir et de diminuer le risque ou encore de complètement l’annuler [...] C’est vraiment dans un but de prévention plus que d’intervention ou de guérison, mentionne Mme Vaillancourt.

Aldéanne Lauzon, de Rouyn-Noranda, a donné naissance le 29 avril. Pour elle, le mois avant l’accouchement fut la période la plus anxiogène, surtout quand la ville de Rouyn-Noranda a été confinée.

Mes parents habitent au Témiscamingue, alors quand ils ont bloqué Rouyn, ça a été un autre stress parce que moi, si j’accouchais, ils ne pouvaient même pas venir voir la petite non plus, se rappelle-t-elle.

L’équipe de chercheurs de RESPPA souhaite aussi comparer la façon dont le stress a été vécu dans différentes régions du Québec.

Quand Rouyn-Noranda était confinée, certaines femmes ont dû faire leurs examens de suivi ou aller accoucher ailleurs qu’à Rouyn-Noranda, qui est un centre quand il y a des problèmes de grossesse, ce qui leur a fait avoir un temps de déplacement beaucoup plus grand, mentionne en exemple Cathy Vaillancourt, elle-même originaire de Sainte-Germaine-Boulé en Abitibi-Ouest.

Un placenta en santé est égal à un bébé en santé.

Cathy Vaillancourt, professeure à l’INRS et directrice du réseau de recherche intersectorielle en santé de l’Université du Québec

Daphné Alarie, maman depuis trois mois à Val-d’Or, croit qu’elle aurait ressenti plus de stress si elle avait vécu dans un centre urbain comme Montréal.

Il n’y a pas eu beaucoup de cas [de COVID-19 ] à Val-d’Or, alors je n’étais pas trop stressée que ma blonde aille travailler ou qu’elle aille à l’épicerie. Je voyais mes parents dans une cour, c’était plus facile, dit-elle.

D’ailleurs, Mme Vaillancourt souhaite aussi évaluer le niveau de stress dans différentes municipalités au sein d’une même région.

Ce n’est pas exactement la même population à Val-d’Or qu’à Rouyn-Noranda, ce n’est pas la même chose non plus à Ville-Marie. Il y a des réalités différentes même dans la région, donc ça va être intéressant de pouvoir aussi comparer ça, souligne Cathy Vaillancourt.

L’équipe de chercheurs souhaite recruter environ 1000 participants, dont au moins une centaine provenant de l’Abitibi-Témiscamingue.

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