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Un pédophile québécois publie ses agressions d'une fillette à travers le monde

Un clavier d'ordinateur.

En plus d'agresser sexuellement la fillette, le pédophile a filmé et photographié la victime avant de partager les fichiers.

Photo : Radio-Canada

Un pédophile qui a sévi dans la région de Québec et qui a plaidé coupable d'accusations de contacts sexuels sur une fillette a partagé des images pornographiques jusqu'en Australie.

Quand ils ont saisi l'ordinateur de Merlin Bérubé-Pelletier, les policiers s'attendaient à y trouver de la pornographie juvénile. Mais ils ont aussi découvert que le pédophile ne s'était pas contenté de collectionner des images trouvées sur le web en les partageant jusqu'en Australie.

Il a aussi alimenté des forums fréquentés par des amateurs de pornographie juvénile.

Bérubé-Pelletier, 39 ans, a plaidé coupable la semaine dernière au palais de justice de Québec d'accusations de contacts sexuels sur une fillette de 4 ans.

En plus d'agresser la victime, il a filmé et photographié certaines scènes, avant de les publier sur le web.

Perquisition dans un camp

C'est la Sûreté du Québec du poste de Val-d'Or qui a mené l'enquête, à la suite de la dénonciation d'un voisin de camp de Bérubé-Pelletier, en 2010.

Ce dernier habitait alors la réserve algonquine de Kitcisakik, où il était conseiller en ressources humaines.

Lorsque son voisin a voulu lui emprunter un DVD pour visionner un film, il est tombé sur les images troublantes, avant de le signaler à la police.

Voix québécoise

Une première analyse a permis aux enquêteurs d'identifier des milliers de fichiers de pornographie juvénile, ce qui a mené aux accusations dans le district de Val-d'Or.

En poussant leur recherche plus loin, les experts en cybercriminalité ont aussi reconnu une voix québécoise dans certaines vidéos. Ces fichiers avaient été sauvegardés quelques années plus tôt, alors que Merlin Bérubé-Pelletier habitait dans la région de Québec.

L'enquête a permis de trouver 246 fichiers montrant la jeune victime nue, dont cinq vidéos.

Le procureur de la poursuite, Me Michel Bérubé, a décrit à la juge Réna Émond le contenu de ces vidéos qui dure entre 32 secondes et 1 minute 11 secondes.

Merlin Bérubé-Pelletier s'attarde aux parties intimes de la fillette en plus d'exhiber son pénis en érection à la caméra.

Sur certaines photos, on le voit aussi faire des attouchements à la fillette.

Un toutou repose au sol devant un enfant que l'on voit partiellement.

La Sûreté du Québec a fait appel à Interpol pour savoir si les images de la victime avaient circulé sur les sites fréquentés par les pédophiles.

Photo : iStock / Zmeel Photography

Lors de son interrogatoire, le pédophile est passé aux aveux, disant avoir besoin d'aide pour résoudre son problème d'ordre sexuel et qu'il est dépendant de sa collection d'images pornographiques.

Un spécialiste de ce type de crime à la Sûreté du Québec a communiqué avec des collègues d'Interpol pour savoir si le matériel produit par Bérubé-Pelletier avait circulé dans les réseaux pédophiles.

Jusqu'en Australie

Un policier roumain a confirmé avoir découvert cinq images sur un forum, et un autre spécialiste de l’Australie a aussi répondu par l'affirmative.

Donc, les images ont circulé de par le monde, s'est désolé le procureur de la poursuite, Me Bérubé.

Le dossier sera traité plus tard à l'automne quant à la détermination de la peine. Me Bérubé a annoncé qu'il va demander une peine de plusieurs années de pénitencier contre l'homme de 39 ans.

Merlin Bérubé-Pelletier a été condamné à 10 mois de prison pour le dossier de Val-d'Or. Il est détenu en attendant la sentence.

Long processus judiciaire

Les accusations en Abitibi remontaient à 2010, un an avant l'ouverture du dossier de Québec.

Le dossier de Bérubé-Pelletier à Val-d'Or a traîné pendant des années, puisque son avocat contestait la validité des mandats de perquisition.

La Cour d'appel a confirmé que les perquisitions étaient légales, en mai dernier, ce qui a dénoué l'impasse juridique.

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