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Jeux paralympiques : l'année 2020 déjà dans le rétroviseur

Les Canadiennes tenteront de monter sur podium des Championnats du monde 2018

La basketteuse en fauteuil roulant Cindy Ouellet

Photo : Getty Images / Matthew Lloyd

N’eût été la pandémie de COVID-19, les Jeux paralympiques auraient débuté mardi. Malgré tout, Nicolas-Guy Turbide et Cindy Ouellet ont déjà les yeux tournés vers le mois d’août 2021, sans savoir quand ils pourront reprendre la compétition.

On le sait qu’on était supposé être au Japon, en ce moment, en train de vivre une expérience exceptionnelle, confie le nageur Nicolas-Guy Turbide, médaillé de bronze au 100 m dos des Jeux paralympiques de Rio, en 2016.

En même temps, quand on a eu la nouvelle du report des Jeux, on n'a pas eu le choix de changer notre plan instantanément. Ça n’existait plus pour nous, il fallait se faire un nouveau plan pour être prêt en 2021, poursuit l’athlète de Québec.

Nicolas-Guy Turbide s'élance dans la piscine sur le dos.

N'eût été le report des Jeux, Nicolas-Guy Turbide devait disputer le 100 m dos des Jeux paralympiques, le 27 août.

Photo : Scott Grant

Même son de cloche chez la basketteuse en fauteuil roulant Cindy Ouellet. Elle qui devait participer à ses 5e Jeux abordait la compétition avec bon espoir de mettre la main sur sa première médaille paralympique en carrière. L’équipe canadienne est clairement parmi les meilleures au monde.

C’est sûr qu’on aurait aimé commencer notre tournoi à Tokyo aujourd’hui, mais ce n’est que partie remise.

S’entraîner dans l’adversité

Quand l'entraînement a dû être arrêté au profit du confinement, en mars, Nicolas-Guy Turbide a rapidement dû trouver des moyens de garder la forme loin de la piscine.

Il s’est notamment procuré un rameur, un entraînement cardiovasculaire moins difficile pour son corps que la course.

Puis, dès le mois de mai, il s’est mis à nager dans sa propre piscine extérieure avec un élastique de résistance. L’idée était de ne pas repartir de zéro quand j’aurais accès à nouveau à une piscine.

N’empêche, bien qu’il a pu recommencer l’entraînement dans une véritable piscine olympique depuis deux mois, le nageur de 23 ans estime qu’il est encore loin de la forme qu’il avait avant la pandémie.

C’est une question de temps avant qu’il ne la retrouve, mais en l’absence de compétition, la motivation peut parfois être difficile à l’entraînement, admet-il. Ça a été la chose la plus difficile à accepter. Maintenant, j'essaie de voir certaines parties de l’entraînement comme une compétition et me mettre dans le même état d’esprit que si j’étais sur les blocs en compétition.

Deux Jeux paralympiques en six mois

Quant à Cindy Ouellet, 31 ans, elle est entourée d'un jeune noyau de joueuses dans l'équipe canadienne. L’année de plus avant les Jeux ne nuira donc pas, au contraire, estime la résidente de Québec.

Je pense qu’il ne reste plus que quatre joueuses des Jeux de Rio. Le reste, c’est toutes des nouvelles. On voit vraiment ça comme une année de plus pour progresser. En espérant qu’on puisse avoir quelques tournois préparatoires avant les Jeux.

Reste à voir, d'abord, quand les joueuses de l’équipe pourront à nouveau pratiquer ensemble. Si le basketball en fauteuil roulant est un sport déconfiné, au Québec, ce n’est pas le cas en Ontario, où est basée l’équipe nationale. Cindy Ouellet et ses coéquipières s’en tiennent donc à un entraînement individuel depuis plusieurs mois. La Québécoise espère que l’équipe pourra se retrouver en novembre.

À ce moment, la native de Rivière-du-Loup s'engagera vraisemblablement dans l'année la plus chargée sur le plan sportif de sa vie. C’est qu’après avoir participé aux Jeux paralympiques d’hiver en paraski de fond pour la première fois, en 2018, Cindy Ouellet espère remettre cela en mars 2022.

Cindy Ouellet aux Jeux paralympiques de Pyeongchang en 2018

Cindy Ouellet aux Jeux paralympiques de Pyeongchang en 2018

Photo : Reuters / Handout .

C’est donc dire qu’aussitôt que les Jeux d’été de Tokyo seront terminés, elle se remettra au paraski de fond et tentera de se qualifier pour les Jeux d’hiver, six mois plus tard, en participant à des épreuves du circuit de la Coupe du Monde et des camps de sélection.

Mon entraînement de basket aide beaucoup le ski de fond aussi. Ça va faire une grosse année de sport et d’entraînement, mais c’est sûr que je vais essayer de me qualifier pour les Jeux d’hiver de Pékin.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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