•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Conflit sur bois d’œuvre : optimisme prudent chez plusieurs scieries de l’Est-du-Québec

Chargement de bois à la scierie des Outardes

Les scieries de l'Est-du-Québec espèrent un dénouement définitif au litige sur le bois d'œuvre entre le Canada et les États-Unis (archives)

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Produits Forestiers Résolu (PFR) et le Groupe Lebel se réjouissent de la position de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) dans le litige sur le bois d'œuvre entre le Canada et les États-Unis.

L'OMC a conclu, lundi, que les États-Unis n'ont pas agi de façon équitable et impartiale en imposant des droits compensateurs depuis 2017 sur le bois résineux de plusieurs provinces canadiennes.

On ne pouvait pas espérer un meilleur positionnement de la part de cette organisation de commerce international impartiale, explique Gérald Baril, directeur au développement des affaires du Groupe Lebel, dont le siège social est situé à Rivière-du-Loup.

Même si la décision de l’OMC n’est pas exécutoire, elle envoie tout de même un important signal, selon lui.

Ça lance tout de même un message très très puissant dans ce dossier, à savoir que les Américains n'ont pas fait preuve d’objectivité et d'impartialité dans l'analyse du dossier et ils nous ont imposé des taxes d'une façon injuste pendant des années, explique-t-il.

Le département du Commerce des États-Unis a pour sa part balayé le rapport de l’OMC, le décrivant comme étant « lacunaire ».

Le dénouement du litige est donc une question éminemment politique, explique Louis Bouchard, porte-parole de Produits Forestiers Résolu, qui possède la scierie des Outardes, à Baie-Comeau.

« Il faudra que les États-Unis et le Canada arrivent à une entente bipartite. »

— Une citation de  Louis Bouchard, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales, Produits forestiers Résolu

Cette décision de l’OMC donne une base supplémentaire pour que le gouvernement fédéral engage le dialogue avec l'administration américaine, croit Louis Bouchard. Il espère ainsi une résolution définitive à ce conflit qui dure depuis 1982.

« Ça donne au Canada une base de plus pour engager le dialogue avec les Américains, ça donne du poids à la position que l’on défend depuis très longtemps. »

— Une citation de  Louis Bouchard, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales – Canada

Il espère que les deux gouvernements engageront une ronde de discussion pour en arriver à un accord final. Même son de cloche chez le Groupe Lebel : Gérald Baril ne s’attend pas à des négociations entre les deux gouvernements avant plusieurs mois après l’élection américaine.

Le Bloc demande de la fermeté

Le député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, salue aussi la position de l'OMC dans le dossier. L'organisme conclut notamment que le régime forestier du Québec respecte les règles du commerce international.

Il note par ailleurs que le régime forestier du Québec a été justement modifié en 2013 pour satisfaire aux exigences américaines, et malgré cela, l'administration américaine a imposé ces droits compensateurs.

Il a fallu mettre beaucoup d'énergie pour être au diapason de la volonté des Américains, raconte-t-il, et finalement [le rapport de l'OMC montre] qu'on était de bonne foi, qu'on vendait notre bois à sa juste valeur et qu'il n'était pas subventionné

Face à la position américaine, le député du Bloc québécois demande au gouvernement fédéral de faire preuve de davantage de fermeté.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !