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Des sages-femmes pourront faire des accouchements à l’hôpital de Shawville

La façade de l'Hôpital du Pontiac, à Shawville, en automne.

L’unité d’obstétrique de l’hôpital de Shawville ne pourra pas rouvrir en septembre comme prévu, après une fermeture temporaire de six mois (archives).

Photo : Radio-Canada / MICHEL ASPIROT

Emmanuelle de Mer

Les femmes enceintes dans le Pontiac auront la possibilité d’ici quelques mois d'accoucher en compagnie d’une sage-femme au Centre hospitalier de Pontiac, à Shawville. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais annonce mardi qu’il bonifie ce service offert depuis l’été dernier, afin d'offrir des soins obstétriques de proximité.

L’unité d’obstétrique de l’hôpital de Shawville devait rouvrir sous peu, après une fermeture temporaire de six mois annoncée en février. La PDG du CISSS de l’Outaouais, Josée Filion, affirme toutefois qu’il est impossible d’offrir le service d’obstétrique pour septembre prochain en toute sécurité, malgré les efforts de recrutement et de formation.

La pandémie a notamment mobilisé les énergies des équipes pendant plusieurs mois.

La Direction régionale de santé propose donc d’innover en développant un modèle hybride, soit une équipe multidisciplinaire composée de sages-femmes et de médecins. Il s’agit d’une première au Québec, selon la Direction régionale de santé.

« Le but est de reprendre les accouchements dans le Pontiac. Nous nous donnons un horizon de quelques mois pour y arriver. »

— Une citation de  Martine Bilodeau, directrice des programmes jeunesse, CISSS de l’Outaouais

Lorsque ce modèle sera en place, les futures mères auront le choix d'être suivies par un médecin – et accoucher à l’Hôpital de Gatineau – ou par une sage-femme. Dans ce dernier cas, elles pourront aussi décider d’accoucher à l’hôpital de Shawville avec leur sage-femme attitrée, plutôt qu’à la Maison de naissances de l'Outaouais, comme c’est le cas actuellement.

Un échéancier à préciser

Le CISSS de l’Outaouais reste cependant vague quant à l’échéancier, préférant parler de quelques mois.

Ce qu’on souhaite, c’est de le faire dans les meilleurs délais, mais le faire pour ne pas vivre ce qu’on a vécu l’année passée avec des interruptions de service continuelles qui créent un niveau d’anxiété, pas seulement chez les mamans, mais aussi chez le personnel, explique Josée Filion.

Elle espère que ce nouveau modèle inspirera d'autres régions aux prises avec des difficultés de recrutement de personnel soignant.

Pour implanter ce modèle hybride, le CISSS compte embaucher un chargé de projet à l’hôpital de Shawville.

Trousse pour le personnel soignant et aide financière de Québec

Pour favoriser le recrutement et la rétention du personnel, le CISSS prépare également une trousse de bienvenue qui leur sera destinée. Ce qu’on souhaite, c’est retenir le plus grand nombre de personnes, affirme Josée Filion.

La directrice des programmes jeunesse du CISSS de l'Outaouais, Martine Bilodeau, rappelle de son côté que l'hôpital de Shawville a besoin de 8 infirmières sur 12 pour faire fonctionner le service d’obstétrique. Il manque en ce moment quatre infirmières pour assurer les soins.

« Dès qu’on aura ce ratio, les mères pourront accoucher sur place avec leur sage-femme. »

— Une citation de  Martine Bilodeau, directrice des programmes jeunesse, CISSS de l’Outaouais

La préfète de la MRC de Pontiac, Jane Toller, demande quant à elle une aide financière de Québec pour bonifier le salaire des infirmières en Outaouais, afin d'éviter qu'elles choisissent de travailler en Ontario.

Nous avons besoin de mesures incitatives pour attirer les gens ici, soutient-elle, estimant même que la région devrait servir de projet pilote. Mme Toller en a fait la demande au ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, mais sans obtenir d'engagement de sa part.

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