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« Erin qui? » : O'Toole plus ou moins connu dans sa circonscription

Une enseigne avec le nom d'Erin O'Toole.

Le bureau de circonscription d'Erin O'Toole à Bowmanville, près de Toronto

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia Tremblay

Erin O'Toole promet de se faire connaître des électeurs canadiens, mais c'est un défi qu'il devra peut-être surmonter dans sa propre circonscription de Durham, près de Toronto, où sa nomination est loin de soulever les passions.

Le nouveau chef du Parti conservateur du Canada a étudié le théâtre à l'école secondaire de Bowmanville et y est député fédéral depuis 2012.

Malgré cela, de la rue principale au salon de coiffure, le nom O'Toole provoque surtout des regards perplexes.

Je n'ai jamais entendu parler de lui. Est-ce le maire de la municipalité? demande la coloriste Kelly Conelly, entre deux coups de pinceau.

Qui est-ce?, renchérit sa cliente, Kavita Rai, d'un ton peu enthousiaste.

Une coiffeuse colore les cheveux de sa cliente.

La coiffeuse et coloriste Kelly Conelly et sa cliente Kavita Rai vivent à Bowmanville, la ville où Erin O'Toole a grandi, mais elles ne le connaissent pas.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia Tremblay

Au coin de la rue, de nombreux passants haussent les épaules ou sont gênés d'admettre qu'ils ne connaissent pas leur député fédéral de longue date. D'autres peinent à voir la différence entre ses politiques et celles d'Andrew Scheer.

Qu'est-ce que le nouveau chef conservateur va nous présenter? se demande le résident Yves Danteu. Pour le moment, c'est un peu du réchauffé, dit-il.

Quelques-uns s'enthousiasment toutefois à la mention du nom O'Toole. Il a une solide feuille de route dans l'armée et comme ministre, estime la résidente Sharon Wildeboer.

Un message de félicitations pour Erin O'Toole sur un panneau.

Une affiche à l'extérieur de l'ancienne école secondaire d'Erin O'Toole.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia Tremblay

Une dynastie politique locale

La famille O'Toole est pourtant active en politique dans la région depuis les années 1980. Le père d'Erin, John O'Toole, a été conseiller municipal à Oshawa avant de faire le saut en politique provinciale, en 1995, sous Mike Harris.

John O'Toole a été député progressiste-conservateur d'arrière-ban pour Durham, pendant près de 20 ans.

Erin a grandi dans une famille politique, avec un père dévoué aux citoyens, explique le vice-président de l'association conservatrice de la circonscription fédérale de Durham, Charlie Elliot, qui se dit convaincu qu'une fois que les Canadiens apprendront à connaître Erin O'Toole, ils seront séduits.

Ça ne me surprend pas qu'il soit peu connu, même ici. Lors des dernières élections, j'ai cogné à des milliers de portes [de la région de Durham] et beaucoup de gens ne connaissent rien de la politique. Si un politicien n'est pas à la télévision, il n'est pas connu.

Une citation de :Charlie Elliot, vice-président de l'association conservatrice fédérale de Durham

La députée provinciale Lindsey Park occupe l'ancien siège d'O'Toole père, à Durham.

Quand je fais du porte-à-porte, j'entends encore des histoires à propos de John et comment il faisait tout en son pouvoir pour aider les gens.

Une femme pose dans la rue.

La députée provinciale de Durham, Lindsey Park

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia Tremblay

Lindsey Park ne s'inquiète pas non plus du manque de notoriété d'O'Toole fils.

Tous les nouveaux chefs de parti d'opposition ont dû se battre contre ça. Naturellement, cela va changer quand la campagne sera lancée. Il va voyager à travers le pays et faire beaucoup de réunions par Zoom.

Une citation de :Lindsey Park, députée provinciale de Durham

La bataille du Grand Toronto

La progressiste-conservatrice se dit convaincue que l'équipe d'O'Toole pourra ravir des sièges dans la région voisine du Grand Toronto, le passage obligé des partis au pouvoir à Ottawa.

Ses racines près de Toronto pourraient lui offrir un avantage, bien que modéré, concède le politologue Peter Graefe.

Lors des dernières élections, M. Scheer avait de la difficulté à voir que même si son discours passait très bien en Alberta, ça ne semblait pas tenir la route dans la région torontoise.

Le professeur de sciences politiques à l'Université McMaster souligne toutefois qu'historiquement, la province d'origine des candidats a peu d'impact aux urnes dans le Grand Toronto.

On a surtout vu qu'en fin de compte, les Ontariens semblent assez prêts à faire confiance, que ce soit à un Albertain comme Harper ou à un Québécois comme Trudeau.

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