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La Colombie-Britannique perd 175 personnes par surdose en juillet

Depuis le début de l’année, 909 personnes sont mortes par surdose dans la province.

Des ambulanciers tentent de réanimer une personne victime d'une surdose dans le quartier du Downtown Eastside, à Vancouver, le 11 mai 2020.

Pour un cinquième mois consécutif, les morts par surdose dans la province dépassent la centaine.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Avec 175 morts par surdose survenues au mois de juillet, la Colombie-Britannique compte pour un troisième mois consécutif plus de 170 décès liés à la consommation de substances illicites, annonce la coroner en chef de la province, Lisa Lapointe.

Les données révélées mardi indiquent également une révision à la hausse des cas de surdose pour le mois de juin. La coroner en chef avait indiqué le mois passé qu'ils avaient été de 175, mais précise maintenant qu'ils ont été de 177.

Cela représente plus de 5 décès par jour, déplore-t-elle.

Depuis le début de l’année, 909 personnes sont mortes en raison d'une surdose dans la province. À titre comparatif, 203 décès liés à la COVID-19 ont été signalés depuis le début de la pandémie.

Cri du coeur

Est-ce qu’il y a quelqu’un qui s’en préoccupe? a répété, visiblement ému, le conseiller clinique au centre provincial d'intervention d'urgence en cas de surdose, Guy Felicella.

Est-ce que quelqu’un se préoccupe des traumatismes vécus par les gens qui consomment de la drogue?

Une citation de :Guy Felicella, conseiller clinique au centre provincial d'intervention d'urgence en cas de surdose

Est-ce qu’il y a quelqu’un qui se préoccupe des travailleurs de première ligne qui vivent cette crise jour après jour? demande-t-il.

Dans un discours marqué par un véritable cri du coeur, il soutient que cette crise est le résultat des échecs répétés de la classe politique à prendre des mesures courageuses pour contrer le fléau qui ravage les communautés depuis de nombreuses années.

Zoom sur des mains sales qui utilisent une seringue pour extraire de la drogue d'un petit contenant.

Les données présentées pour le mois de juillet forment une augmentation de 136 % par rapport au nombre de décès constatés en juillet 2019.

Photo : Spencer Platt/Getty Images

Plaidoyer pour une décriminalisation

La voix tremblante d'émotion, la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, a pour sa part exprimé ses condoléances aux familles ayant perdu un être cher.

Alors que les appels à la décriminalisation de la possession simple de drogues et à l'accès aux drogues sécuritaires se multiplient, les autorités signalent qu'aucun décès n'est survenu dans les locaux de centres d'injection supervisée durant le mois de juillet.

La décriminalisation des personnes qui consomment des drogues est importante pour lever une partie de la honte et de la stigmatisation qui poussent les gens à en consommer seuls, fait-elle valoir.

Je vous implore de ne pas consommer seul.

Une citation de :Dre Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique

Véritable épicentre canadien de la crise des opioïdes, la Colombie-Britannique peine à contenir cette autre épidémie qui a déjà coûté la vie de près de 6000 personnes depuis sa déclaration de l'État d'urgence sanitaire en 2016, reconnaît Mme Lapointe.

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