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Des voix s'élèvent pour faire taire des prédicateurs antigais à Vancouver

Depuis le mois de juin, les policiers ont répondu à cinq incidents les impliquant.

Un immense drapeau de la fierté est porté dans les rues du quartier West End, à Vancouver, lors d'un défilé.

Le défilé de la fierté de 2014 a attiré beaucoup de gens dans le quartier West End, à Vancouver, connu pour sa communauté gaie.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dick

Radio-Canada

Des voix s’élèvent pour faire taire des prédicateurs homophobes qui portent leur message antigais à l’aide de mégaphones dans le quartier West End, à Vancouver.

Ceux-ci envoient un message troublant dans un milieu connu pour sa communauté LGBTQ florissante, déplore l’avocat Dan Snyder.

Des gens que je connais peuvent entendre leur message pendant des heures [...] dans leurs maisons et c'est ce qui perturbe la communauté, dit Dan Snyder.

Ce dernier appelle à une application plus stricte des règlements municipaux sur le bruit. De cette façon, les prédicateurs pourront exprimer leurs croyances, conformément à la Charte des droits et libertés, sans que celles-ci soient inévitablement entendues à des rues à la ronde.

L'avocat Dan Snyder.

L'avocat Dan Snyder souhaite que la Ville de Vancouver fasse respecter son règlement sur le bruit.

Photo : Radio-Canada / Enzo Zanatta

L'utilisation publique d'un porte-voix à Vancouver nécessite un permis, mais les policiers jouissent d’un pouvoir discrétionnaire, note le sergent Aaron Roed.

Même si nous ne sommes pas d'accord avec ce qui est prêché, ils ont une certaine liberté d'expression, et nous essayons de permettre aux gens de faire entendre leur voix, dit-il. Il ajoute que le message, dans ce cas-ci, est dégoûtant et intolérable .

Incidents violents

Depuis le mois de juin, les policiers ont répondu à cinq incidents concernant les prédicateurs.

L'incident le plus violent est survenu samedi, lorsqu'un homme s'est retrouvé à l'hôpital avec une fracture à la jambe.

Dans un gazouillis, ce dernier, Justin Morissette écrit qu'il s'est tenu debout devant des intimidateurs évangéliques antigais dans le West End, [qui] lui ont délibérément cassé la jambe .

Une jambe fracturée allongée sur un lit d'hôpital.

Justin Morissette s'est retrouvé à l'hôpital avec une jambe fracturée.

Photo : Justin Morissette/Twitter

Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Mais c'était la bonne chose à faire. Je vais avoir des plaques de métal dans la jambe pour le reste de ma vie, écrit Justin Morissette.

Le Service de police de Vancouver a recommandé des accusations de voies de fait graves et de méfait contre deux des attaquants.

Dans une vidéo diffusée sur YouTube, un homme nommé Dorre Love affirme être l'un des prédicateurs impliqués dans l'affrontement.

J'ai été agressé, dit Dorre Love. Un homme a pris le micro de mes mains et a essayé de s'en tirer.

Un drapeau de la fierté LGBTQ flotte sur un balcon du West End, à Vancouver.

Le quartier du West End, à Vancouver, est connu pour sa grande communauté LGBTQ.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

La haine n'a pas sa place

Le député provincial de Vancouver-West End, Spencer Chandra-Herbert, soutient qu'il a reçu de nombreuses plaintes concernant les prédicateurs. Il a l'intention de faire part de leurs doléances au chef de la police de Vancouver, Adam Palmer.

Je ne sais pas pourquoi ils n'ont pas été arrêtés plus tôt. Ils auraient dû l'être, dit Spencer Chandra-Herbert.

Ils enfreignent les règlements sur le bruit. Ils propagent la haine envers des personnes vulnérables aux attaques.

Une citation de :Spencer Chandra-Herbert, député provincial de Vancouver-West End

Le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, estime que la communauté a le droit d'être indignée après l'incident de samedi. C'est tout simplement dégoûtant, tout ça, dit-il. La haine n'a pas du tout sa place dans notre ville.

Kennedy Stewart suggère au public d'appeler le 311 pour signaler les plaintes liées au bruit ou le 911 pour signaler un crime.

Selon l’avocat Dan Snyder, le message des prédicateurs, avec ou sans porte-voix, demeure blessant. Il a vu un jeune homme fondre en larmes après avoir entendu leurs paroles : Il est venu dans le West End pour échapper à l'intolérance.

C'est frustrant, conclut ce dernier.

Avec les informations d'Eva Uguen-Csenge

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