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Le Projet Pères renaît de ses cendres dans le Kamouraska

La main d'un adulte tient celle d'un enfant.

Le conseil d'administration de la Maison de la famille a réaménagé ses finances pour permettre au Projet Pères de poursuivre ses activités.

Photo : getty images/istockphoto / Wavebreakmedia

Après avoir annoncé, en mai, que son Projet Pères n'allait pas revenir à l'automne, la Maison de la famille du Kamouraska revient sur sa décision. Les pères de la région pourront donc compter sur les services offerts, en formule minceur.

Le conseil d'administration trouvait que c'est un projet tellement important qu'on a décidé, unanimement, de poursuivre, explique d'emblée la directrice générale de la Maison de la famille du Kamouraska, Julie Théberge.

Par contre, toujours sans subvention de Québec pour le Projet Pères, l'organisation a dû faire des sacrifices pour assurer la pérennité de l'initiative qui vient en aide à environ 250 papas.

On a réduit le nombre d'heures par semaine de notre responsable du projet en les faisant passer de 28 à 21. On se donne une autre année pour aller chercher du financement.

Julie Théberge, directrice générale de la Maison de la famille du Kamouraska
La directrice générale de la Maison de la famille du Kamouraska, Julie Théberge.

La directrice générale de la Maison de la famille du Kamouraska, Julie Théberge (archives).

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Julie Théberge explique par ailleurs que c'est le manque de nouveauté dans l'offre du Projet Pères qui empêche la Maison de la Famille de recevoir des subventions.

Nous, on démontrait vraiment que c'est parce que le projet est enraciné depuis quelques années qu['il connaît ce] succès. Sauf que les appels d'offres étaient toujours pour de nouveaux projets. C'est là qu'on n'a pas réussi, parce qu'on ne réussissait pas à démontrer une assez grande nouveauté. Ce qu'on trouvait un peu...vraiment...dommage, en fait, se désole-t-elle.

Elle espère que Québec assouplira ses critères pour les subventions afin que des initiatives comme le Projet Pères puisse compter sur un financement à long terme.

Le responsable du projet, François Gérardin, s'est dit soulagé de la décision du conseil d'administration. Au-delà de [garder] mon emploi, les pères pourront continuer à recevoir les services qu'ils demandent. C'est tellement important, dit-il.

M. Gérardin affirme que de nombreux témoignages de pères, mais aussi de mères, ont été acheminés à la Maison de la famille du Kamouraska.

On a reçu de longues lettres de gens qui nous expliquent que ça les a aidés. Et quand je dis de longues lettres, je parle de lettres d'une page complète, sans interligne, souligne le responsable.

On va envoyer ça [les témoignages] au gouvernement pour dire qu'il faut absolument que le Projet Pères reste.

François Gérardin, responsable du Projet Pères de la Maison de la famille du Kamouraska

Pour l'heure, de nouvelles activités sont offertes dès maintenant. On se tourne vers les nouveaux papas qui sont sur le point d'avoir leur enfant ou qui ont un nouveau-né, conclut François Gérardin.

Les familles qui souhaitent se joindre aux activités du Projet Pères peuvent le faire par la page Facebook ou en joignant la Maison de la famille du Kamouraska.

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