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Qu'adviendra-t-il de la ministre sans portefeuille aux T.N.-O.?

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Une femme devant l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest.

Katrina Nokleby est la député de Great Slave dans Yellowknife.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La première ministre des Territoires du Nord-Ouest, Caroline Cochrane, a déposé lundi un avis de motion de censure pour retirer la ministre Katrina Nokleby de son poste au sein du Conseil exécutif. L’avenir de la ministre sera débattu à l’Assemblée législative mercredi.

La première ministre n’a cependant pas réussi à obtenir le consentement unanime de la Chambre pour passer à sa motion immédiatement.

La ministre Katrina Nokleby a été la seule à s’y opposer, forçant ainsi les deux jours de préavis nécessaire pour le dépôt d’une motion à l’Assemblée législative. 

L’avenir de Katrina Nokleby au sein du Conseil exécutif se jouera donc mercredi. 

Les députés étaient de retour en chambre lundi pour la session d’urgence convoquée la semaine dernière, après que la première ministre a révoqué les portefeuilles de Mme Nokleby.

Caroline Cochrane a créé la surprise mercredi en annonçant avoir enlevé les portefeuilles de sa ministre de l’Infrastructure, de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Katrina Nokleby.

L’annonce a été suivie par un silence de la première ministre qui a refusé toutes demandes d’entrevue. Elle est restée nébuleuse sur les raisons qui ont mené à sa perte de confiance en sa ministre.

Après les lourdes critiques de certains députés et d’anciens élus territoriaux, Caroline Cochrane a finalement tenté d'expliquer son mutisme en fin de journée vendredi dans une vidéo publiée sur un compte Facebook du gouvernement, qui était à ce moment suivi par un peu plus de 500 personnes.

Dans sa déclaration, la première ministre a admis être réticente à l’idée de partager trop d'informations sur les préoccupations soulevées par des députés concernant la performance de sa ministre.

Caroline Cochrane parle à des gens d'un air sérieux.

La première ministre Caroline Cochrane.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Je sais que les nouvelles de cette semaine ont été difficiles à comprendre pour beaucoup de gens, je respecte cela, dit-elle. Mais je respecte aussi les conversations tenues en toute confidentialité qui ont mené à ce point.

Selon la première ministre, les préoccupations envers sa ministre concernaient son professionnalisme, sa réactivité aux demandes des députés, sa volonté de travailler avec des comités permanents notamment.

La première ministre a rappelé que Katrina Nokleby lui avait promis de faire des efforts pour s'améliorer lorsque des députés avaient introduit une motion de censure en mai.

Malheureusement, il y a eu peu ou pas de progrès sur ces engagements et, ainsi,  j'ai perdu confiance en la ministre, a déclaré la première ministre.

Les ministre à l'autre bout de la chambre de l'Assemblée législative.

Dans un gouvernement de consensus comme aux T.N.-O., c'est l’ensemble des députés qui choisissent les ministres et c’est la première ministre qui leur attribue leurs portefeuilles.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La motion de censure

À moins d’un imprévu, les députés devront se prononcer mercredi sur la motion de censure introduite par la première ministre. 

Seule une majorité simple de députés suffira pour révoquer le poste de la ministre au sein du Conseil exécutif.

Si la motion passe, Katrina Nokleby redeviendra simple députée et le processus de sélection d’un nouveau ministre sera enclenché aussitôt.

Comme Katrina Nokleby était l’une des deux ministres de la région de Yellowknife, la convention veut que le prochain ministre soit choisi parmi les quatre autres députés de Yellowknife.

Si une majorité de députés s’opposent à cette motion, Katrina Nokleby garderait son poste de ministre et Caroline Cochrane serait prise avec une ministre sans responsabilité au sein de son Conseil exécutif.

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